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Un hôpital fait appel à un radiologiste retraité

Un retour à la normale est prévu pour le 28 avril

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LA POCATIÈRE | Pour assurer un minimum de services en radiologie à l’hôpital de La Pocatière jusqu’à la fin du mois, il a fallu faire appel à un radiologiste retraité depuis six ans.

Depuis plus de deux ans, un radiologiste de l’hôpital de Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent, faisait 70 km jusqu’à La Pocatière pour y travailler quelques fois par mois. Mais voilà qu’ils ne sont plus que trois radiologistes sur six à Rivière-du-Loup, ce qui les empêche de se déplacer.

Un radiologiste de plus de 70 ans dont on a fêté la retraite il y a six ans, mais qui aidait sporadiquement l’équipe en place depuis, assure le service temporairement jusqu’au 27 avril, deux jours par semaine.

« Professionnel »

« Il est tellement professionnel qu’il ne veut pas accepter les diminutions de service », indique la docteure Marie-Ève Fromentin, qui est également co-porte-parole du comité Mes soins restent ici, une organisation qui agit comme chien de garde des services de santé offerts au Kamouraska.

Elle explique que les radiologistes lisent les tacos (techniques d’imagerie médicale), les radiographies et les échographies.

Dans le premier cas, les résultats peuvent être lus à distance à partir d’un autre hôpital.

Les infiltrations pour soulager les douleurs chroniques et les biopsies sont faites habituellement sur place par l’équipe de Rivière-du-Loup.

« Dès que le patient est impliqué, ça prend le radiologiste sur place ou sinon le patient doit aller à Rivière-du-Loup (à 45 minutes de route) à ses frais. Quand c’est une situation urgente, il peut être pris en charge par l’hôpital. Mais pour le reste, c’est lui qui doit se déplacer », déplore la Dre Fromentin.

Un quatrième radiologiste

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent espère que, d’ici la fin de l’été, un quatrième radiologiste entrera en poste à Rivière-du-Loup, ainsi qu’un cinquième en 2020.

« Lorsqu’il y a peu de radiologistes en place, une seule absence peut parfois déstabiliser grandement et rapidement les services en radiologie », a indiqué le Dr Vincent Oliva, président de l’Association des radiologistes, ajoutant que la question des effectifs est particulièrement sensible en région.