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Elle menace de mort l’ex de son conjoint via les médias sociaux

Christina Henault
Photo tirée de Facebook Christina Henault

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Une femme a subi son procès pour menace de mort pour avoir incité via Facebook l’ex de son copain de l’époque à se suicider devant un train, voire à «l’attacher sur la track» elle-même afin de la «regarder mourir».

Ce sont les dessous d’un triangle amoureux qui s’est très mal terminé qui ont été minutieusement examinés par un juge qui doit déterminer si Christina Henault, la nouvelle copine de Dany Villeneuve, avait menacé de mort l’ex de ce dernier. À l’été 2017, la victime, Marilyne Charest, était en fin de relation avec Dany Villeneuve alors que ce dernier fréquentait déjà une nouvelle conjointe, l’accusée Christina Henault. 

Selon un seul message présenté en preuve, Christina Henault aurait écrit à sa victime : «Salope, tu attends quoi pour te mettre devant un train? Si tu le fais pas, moi je vais te crisser devant, t’attacher sur la track et te regarder mourir ma crisse de chienne». 

En plus d’une accusation de menace, un chef d’incitation à commettre un suicide avait aussi été déposé contre Christina Henault, mais cette accusation est tombée dès le début du procès. 

Les menaces auraient été faites via des messages texte sur Messenger, mais seule une capture d’écran non datée de la menace a été conservée par la victime. Cette dernière ayant supprimé la conversation ensuite laissant ainsi planer un doute sur la fiabilité de la preuve présentée. 

Affectée

Un premier message aurait été envoyé, mais c’est lors de la réception d’un deuxième message, le 12 juillet 2017, que la victime a porté plainte. La policière qui a traité le dossier dit avoir rencontré une jeune femme en pleur et affectée.    

Elle a aussi témoigné avoir eu une période difficile à l’époque des menaces de mort. «Me faire menacer par sa blonde, ç'a été encore pire», a-t-elle dit. Lire les messages reçus lui a donné «des mauvaises idées».    

Fiabilité mise en doute

En plaidoirie, l’avocat de l’accusée Charles-Olivier Gosselin a fait valoir qu’il n’y avait «que des indices» pour relier sa cliente au message de menaces. Ainsi, reconnaître la femme de 22 ans coupable serait «abaisser le fardeau de la preuve de façon dangereuse». 

La procureure Édith Jacques a plutôt plaidé qu’il y avait déjà une animosité entre les deux femmes et que la menace aurait été faite dans un contexte bien unique. Le juge Steve Magnan a pris la décision en délibérée et rendra sa décision en mai.