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La Ville de Montréal en cour pour saisir des chiens «à risque»

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Un propriétaire de chiens de type pitbull considérés « à risque » refuse de faire évaluer ses animaux, au point où la Ville de Montréal a saisi le tribunal pour les capturer.

« La Ville doit s’assurer que la santé et la sécurité du public sont protégées », peut-on lire dans la demande déposée en Cour supérieure du Québec cette semaine visant le propriétaire des chiens, Mohamed Taleb.

L’affaire remonte au 11 janvier, dans l’arrondissement d’Anjou. Ce jour-là, le propriétaire d’un édifice à logements s’en allait apparemment chercher son courrier, quand il est tombé face aux deux american bully prénommés Boogie et Beamer.

Pantalon déchiré

« Boogie a sauté sur le plaignant se trouvant dans le vestibule en essayant de le mordre, peut-on lire dans le document de cour. Le plaignant a réussi à se dégager de l’attaque, mais dans la manœuvre, Boogie a déchiré son pantalon. »

La scène se serait déroulée devant une locataire âgée, vivant dans le bâtiment, qui a confié au Journal craindre pour sa sécurité.

Une plainte a été déposée à la Ville de Montréal concernant les chiens maintenant considérés « à risque », mais en trois mois, pratiquement rien n’a évolué.

Évaluations manquées

À la suite d’une rencontre avec un agent de prévention en contrôle animalier, M. Taleb a reçu l’ordre de faire évaluer ses bêtes.

Sauf qu’à deux reprises, il a fait faux bond aux autorités en ne se présentant pas aux rendez-vous. À court d’options, la Ville n’a donc pas eu d’autre choix que de demander l’aide du tribunal.

L’audience est prévue ce jeudi matin, au palais de justice de Montréal.

Cette situation illustre les difficultés rencontrées par les municipalités pour assurer le contrôle des animaux dangereux.

D’ailleurs, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, déposera « très prochainement » un projet de règlement pour clarifier la loi sur l’encadrement des chiens.