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Même quand tous les arguments favorables ou non au projet de loi 21 relatif à la laïcité auront été décriés dans les médias, dans la rue et énoncés en commission parlementaire, il continuera de subsister des camps diamétralement opposés, chacun convaincu de la justesse de son point de vue.

Irrémédiablement, le gouvernement Legault devra trancher entre des positions inconciliables.

Laïcité ouverte

Le conseil municipal de la Ville de Montréal a ajouté une pierre à l’édifice des opposants en adoptant à l’unanimité une déclaration contre le projet de loi sur la laïcité. La déclaration choque doublement. D’abord par le vote unanime qui fait fi des citoyens montréalais favorables au projet de loi et par son caractère tendancieux prétendant prôner une laïcité ouverte et laissant supposer ainsi une certaine étroitesse d’esprit du côté des partisans du projet de loi.

Pourtant, le projet du ministre Jolin-Barrette ne mérite pas d’être taxé de promoteur d’une laïcité fermée. Il s’inscrit plutôt dans une posture modérée par rapport à la charte des valeurs péquiste. La dramatisation excessive des opposants criant à la discrimination et au rejet de personnes compétentes, avec l’éventuelle adoption de ce projet de loi, dénote un grand manque de retenue et révèle une insensibilité aux préoccupations de la majorité de la population.

Pour l’ouverture, les élus montréalais auraient intérêt à refaire leurs devoirs.

Pas d’exception

Le gouvernement Legault se doit d’être rébarbatif à une demande des autorités municipales pour s’exclure du champ d’application de l’éventuelle loi sur la laïcité. Il en serait d’autant plus justifié s’il prend en compte les effets néfastes du laisser-faire au regard du français dans la métropole.

Il devra être tout aussi sourd aux arguments de ceux qui exigent le retrait du projet parce qu’il ne fait pas consensus.

À défaut de pouvoir concilier les voix, que l’Assemblée nationale vote selon les règles !