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Un nouveau pas franchi pour le Québec Open de karaté

Un nouveau pas franchi pour le Québec Open de karaté
Photo COURTOISIE

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Le retour éphémère du karaté aux Jeux de Tokyo pourrait profiter à un autre art martial alors que l’Association mondiale des organisations de kick-boxing (WAKO) est désormais reconnue par le Comité international olympique, au grand plaisir des organisateurs du Québec Open de karaté.   

La 39e édition de ce prestigieux tournoi sanctionné aura lieu les 26 et 27 avril au PEPS de l’Université Laval en présence de plus de 1500 athlètes d’une douzaine de pays. Le promoteur David Bossinotte se régale déjà en pensant à la présence des frères guatémaltèques Enrique et Jason LeTona qui figurent parmi les meilleurs au monde. 

En novembre dernier, les organisateurs ont appris une importante nouvelle dans le développement de l’une des disciplines de ce rendez-vous avec la probation du CIO pour trois ans à l’égard de la WAKO, reconnue au Canada depuis 2017. Considérant que le karaté a été exclu du programme de Paris, en 2024, la porte semble ouverte pour son dérivé qu’est le kick-boxing à long terme.

Membre du comité organisateur et multiple champion du monde de karaté, Samuel Gagnon voit cette décision du bon œil puisqu’elle pourrait aider ses athlètes à se projeter dans l’avenir en songeant aux anneaux. 

«Quand on a des athlètes de haut niveau qui s’affrontent l’un contre l’autre, c’est très spectaculaire, a mentionné Gagnon, qui a notamment conseillé Georges St-Pierre au cours des dernières années. Oui, on aimerait ça pour les jeunes athlètes comme Elizabeth [Rouillard], que tous les jeunes que j’entraîne pourraient avoir un futur en se disant qu’ils veulent représenter leur pays aux Olympiques.»

Rouillard avec les adultes

Étoile montante aux «combats aux points», Elizabeth Rouillard fera le saut parmi les élites d’ici la fin de l’année après avoir tout raflé chez les juniors et sera l’une des têtes d’affiche du 39e Québec Open. La karatéka de 17 ans a récemment remporté l’Omnium irlandais, considéré comme la plus importante compétition au monde sanctionnée par la WAKO.

«Je suis prête, a lancé l’adolescente. Ça fait longtemps qu’on se prépare pour monter cette marche. Je connais toutes mes adversaires et je sais déjà les stratégies que je vais utiliser. Je suis capable d’aller chercher la première place dans ma catégorie, et ensuite, d’atteindre les finales, toutes catégories confondues.»

Gagnon ne tarit pas d’éloges à l’égard de sa protégée qui a refusé des offres de grandes équipes américaines pour demeurer à ses côtés. 

«Elle a tout gagné chez les juniors. [Les adultes], c’est une autre game, mais elle a le potentiel de devenir l’une des meilleures combattantes de la planète dans notre sport, a-t-il souligné en comparant même son éthique de travail à celle de GSP. Elle a tout ce qu’il faut : la grandeur, la vitesse, les jambes, les mains, c’est une élève qui écoute aussi beaucoup quand on l’entraîne.»

Quarante ans en 2020

Si l’édition actuelle promet, l’organisation s’affaire déjà à mettre sur pied le 40e anniversaire qui sera célébré en 2020.   

«Ça fait deux ans qu’on pense au 40e, a avoué le copromoteur David Bossinotte.  Il faut se préparer tranquillement parce qu’on veut rappeler ce qui a amené le Québec Open sur la carte. Je ne veux pas en dire trop, mais on va frapper fort, surtout avec le spectacle du samedi soir.»