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Expulsé de son CPE en raison de ses troubles de comportement

Expulsé de son CPE en raison de ses troubles de comportement

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Malgré les crises répétées de son enfant qui ont mené à son expulsion de son CPE, Marie-Pier Audet ne parvient pas à rencontrer un spécialiste pour obtenir du soutien.

La mère est la première à connaître le tempérament parfois colérique de son enfant. «On dirait qu’il déconnecte complètement de la réalité quand il est en crise. Il n’entend plus rien, ses yeux changent... il se prend pour Hulk», dit-elle.

 

 

Au service de garde qu’il fréquentait jusqu’à la semaine dernière, il lui arrivait souvent de lancer des objets. Il aurait même menacé de briser une fenêtre et de se jeter en bas de l’immeuble... à seulement 5 ans. 

Orphelin de CPE

Ce sont ses accès de colère, violents par moments, qui ont mené à son expulsion, au grand désarroi de sa mère. 

«Qu’est-ce qu’on fait? Qui est-ce qui va l’accepter? Il y en a qui disent qu’ils acceptent des “besoins particuliers”, mais “besoins particuliers” veut dire un diagnostic et on est bloqués de partout parce qu’on n’est pas capable d’en avoir un.» 

Elle est convaincue qu’il a besoin de consulter un spécialiste en santé mentale. «Notre enfant souffre clairement. Il a besoin d’aide, et c’est urgent.» 

De plus, elle craint que ses deux autres fils de 2 ans et demi et 8 ans reproduisent les troubles de comportement de son deuxième garçon. 

 

 

Un besoin criant

Marie-Pier Audet doit rester à la maison pour s’occuper de son fils depuis son expulsion. 

Dépassée par ses crises, elle n’a eu d’autre recours que de se présenter avec lui à l’urgence, où une infirmière en psychologie et un médecin les ont rencontrés. Il a ensuite été référé à une travailleuse sociale pour un suivi plus intensif. 

Bien qu’elle apprécie les services de personnes-ressources en CLSC, elle estime qu’ils ne sont pas suffisants dans le cas de son fils. 

«Moi, je le sais dans mon cœur de mère qu’il a besoin de plus.» 

Elle souhaiterait obtenir un rendez-vous en pédopsychiatrie le plus rapidement possible, surtout alors que son enfant entrera bientôt en maternelle. 

«À 5 ans, il commence sa vie, il va rentrer à l’école, il a besoin de savoir comment s’intégrer avec les autres», soutient-elle. 

En attendant un soutien plus adéquat, ce sont à la fois l’enfant et sa famille au complet qui subissent les conséquences du manque de disponibilité des spécialistes dans le réseau de la santé.