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Ils craignent pour leur maison qui est à vendre

Le bâtiment pourrait être inondé au cours des prochains jours

Inondations avril 2019
Photo courtoisie, Stéphane Sinclair Pamela Dumas a été photographiée hier devant des poches de sable qu’elle est allée chercher pour protéger sa maison à vendre, laquelle est située sur le bord de l’eau à Oka.

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OKA | Un couple des Laurentides qui vient de recevoir une promesse d’achat pour sa maison au bord de l’eau craint que les propriétaires potentiels remettent en question leur décision à cause des inondations imminentes.

« C’est incroyable notre situation, ça nous angoisse tellement. Il va se passer quoi si on est inondés ? Est-ce que les acheteurs vont respecter leur promesse d’achat ? » se questionne Pamela Dumas tout en débarquant des poches de sable de son véhicule, à Oka.

Son copain, Jérémie Bouchard, 26 ans, et elle viennent aussi de signer une promesse d’achat pour un duplex à Montréal. Ils doivent y déménager dans moins d’un mois. Or, la famille qui le leur a vendu déménage en Chine.

« Ces gens vont faire quoi si on ne peut pas prendre leur duplex ? », demande la femme de 28 ans.

Les inondations redoutées par les autorités ce week-end risquent de causer une réaction en chaîne, et ni le couple ni ceux qui ont promis d’acheter leur maison ne sont encore passés chez le notaire pour officialiser les transactions.

« Est-ce que les acheteurs vont encore vouloir acheter ? Alors, allons-nous pouvoir encore vraiment acheter le duplex ? », lance Mme Dumas.

Même si leur agent immobilier leur a dit qu’ils étaient protégés par la promesse d’achat, la dame craint quand même que les propriétaires potentiels puissent changer d’idée.

« Ils étaient conscients d’acheter dans une zone [inondable] 0-100 ans, mais là, ça va faire deux fois en deux ans. Ils pourraient changer d’idée », s’inquiète-t-elle.

Elle a peur de devoir payer des frais d’avocat si la promesse d’achat n’est pas respectée.

« Ce serait de l’argent gaspillé et beaucoup de trouble et de stress », dit-elle.

Héritage

L’étudiante en théâtre a précisé qu’ils ne voulaient pas de cette maison au départ. Son conjoint a hérité de la résidence il y a six ans à la mort de son père. Ils l’ont louée jusqu’en 2018. Elle a été inondée en 2017, mais ce sont les locataires qui ont vécu la véritable épreuve.

Le couple, qui travaille et étudie à Montréal, a repris la demeure en 2018 afin de la vendre.

« On voulait revenir là où on était avant. J’ai peur que nos projets soient retardés. »