/world/usa
Navigation

Johnny Cash, légende du country, honorée d’une statue au Capitole américain

Johnny Cash en 2002 lors de la remise d'une médaille par le président américain de l'époque, George W. Bush
Photo AFP Johnny Cash en 2002 lors de la remise d'une médaille par le président américain de l'époque, George W. Bush

Coup d'oeil sur cet article

Une statue de Johnny Cash, légende de la musique country, va faire son entrée au Capitole américain à Washington, son état natal de l’Arkansas ayant décidé de remplacer ses actuelles figures controversées, associées à la suprématie blanche.

Chaque État américain entrepose deux sculptures dans la salle des statues («Statuary Hall»), une grande galerie située à l’intérieur du Capitole, bâtiment accueillant le Congrès des États-Unis. 

Les deux figures du siècle dernier qui y représentent l’Arkansas ont récemment fait l’objet de vives critiques, avec en toile de fond un mouvement réclamant de faire tomber les symboles des États confédérés, territoires ayant défendu l’esclavage pendant la guerre de Sécession.         

Ancien État membre de la confédération, l’Arkansas a annoncé que l’une de ses deux statues représenterait désormais Johnny Cash, une icône dont les titres, interprétés avec sa légendaire voix grave, ont traversé les générations.                     

L’auteur de «I Walk the Line», décédé en 2003 à Nashville, sera accompagné dans cette salle des statues du Congrès par Daisy Bates, une journaliste noire américaine, figure de la lutte pour les droits civiques, après un vote en ce sens au Sénat de l’Arkansas. 

Daisy Bates a joué un rôle important dans le combat de neuf élèves noirs de Little Rock pour être intégrés dans un lycée de la capitale de l’Arkansas, où le président Eisenhower avait envoyé l’armée en 1957 pour permettre leur intégration.

Le gouverneur actuel de cet État, Asa Hutchinson, un républicain, a salué Mme Bates comme étant une source d’inspiration, et décrit la période de la lutte pour les droits civiques comme «une partie essentielle de notre histoire qui en dit beaucoup sur notre courage et sur nous en tant qu’État».

«La plupart de ceux impliqués dans la discussion se sont entendus sur le besoin de changer les statues avec des représentants de notre histoire plus récente», a ajouté l’élu conservateur. 

Les statues de James Paul Clarke, un sénateur et gouverneur de l’Arkansas ayant soutenu avec force la ségrégation au tournant du XXe siècle, et d’Uriah Rose, un avocat ayant appuyé la confédération, vont donc être retirées.