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Cap à l’ouest pour La Coop fédérée

Elle veut poursuivre l’expansion amorcée en Ontario ainsi que dans les Prairies.

usine olymel princeville porc
Photos courtoisie et d’archives Gaétan Desroches (en médaillon), qui est chef de la direction de La Coop fédérée, soutient que le milieu agricole doit se réinventer pour adapter ses pratiques dans le respect des principes de développement durable. Les activités de la coopérative agroalimentaire qu’il dirige sont réparties en trois divisions, Olymel (ci-haut, l’usine de Princeville), Sollio Agriculture et Groupe BMR.

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La Coop fédérée entend bien poursuivre sa croissance à l’échelle canadienne au cours des prochaines années, elle qui regroupe déjà près de 60 coopératives dans plusieurs provinces.

La croissance de La Coop fédérée, qui cumule un chiffre d’affaires de 6,5 G$ annuellement, viendra en partie de ses activités situées à l’extérieur du Québec.

«La croissance géographique est importante pour nous. Nous avons réalisé plusieurs acquisitions d’envergure au Canada. Il y a juste en Colombie-Britannique où nous n’avons pas d’actifs», a fait part Gaétan Desroches, chef de la direction de La Coop fédérée.

«Notre croissance géographique va se poursuivre parce que nous sommes la seule coopérative qui reste en agroalimentaire au Canada», a-t-il ajouté.

Les producteurs de l’Ouest reviennent de plus en plus vers le modèle économique des mutuelles, affirme M. Desroches.

«Notre développement est très fort en Ontario où on vient d’acheter les actifs de Cargill», souligne-t-il.

Qu’on le veuille ou non, la marche vers une transformation majeure des systèmes agricoles est inéluctablement en cours.

«Nos concitoyens sont de plus en plus soucieux de la qualité des aliments qu’ils consomment et du développement durable.»

«Il faut aussi réussir à s’adapter aux changements climatiques. Avec toutes les turbulences que l’on vit au niveau de la météorologie, que ce soit des sécheresses ou des inondations, nous devrons compter sur des variétés capables de s’adapter à ces conditions», assure le chef de la direction.  

Pour rester compétitifs

«Le virage vers une agriculture 4.0 va demander une adaptation des programmes actuels, a-t-il poursuivi. L’un des enjeux de nos producteurs, c’est de rester compétitifs. Les États-Unis ont mis 867 milliards de dollars dans le Farm Bill. C’est de la subvention tout azimut qui garantit 10 ans de revenu pour ses agriculteurs», compare-t-il. 

Certes, les consommateurs exigent de plus en plus de produits de proximité, sauf que lorsque vient le temps de «choisir sur les tablettes, c’est le portefeuille qui parle».

Pour que ce virage fonctionne, M. Desroches s’attend à une plus grande cohérence de la part des consommateurs et des gouvernements.

Chaque année, La Coop fédérée investit quelque 8 M$ en recherche et développement dans les secteurs de production animale et végétale. De ce montant, environ 3 M$ sont consacrés aux recherches sur la génétique des plantes.

Par ailleurs, M. Desroches déplore la culture de méfiance qui s’est installée dans les milieux de la recherche à la suite du congédiement de lanceurs d’alerte.

«Cette culture de méfiance peut constituer un frein à la recherche. Le Québec n’a pas le luxe de quitter le terrain de la R&D», a-t-il conclu.

La Coop fédérée en quelques chiffres

  • Fondée en 1922
  • 24e coopérative agroalimentaire au monde
  • 120 000 membres
  • 60 coopératives réparties dans plusieurs provinces
  • 6,5 milliards $ de chiffre d’affaires
  • 14 000 emplois