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Rive-Sud: 40 villes veulent un meilleur accès au REM

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Quarante municipalités réclament un accès plus direct à la future station Rive-Sud du Réseau express métropolitain (REM), alors que plusieurs centaines de voitures et des dizaines d’autobus devront traverser le quartier commercial DIX30 chaque jour pour y accéder.

Les véhicules qui transiteront entre l’autoroute 30 et cette station du REM emprunteront sur quelques coins de rue les boulevards Rome et du Quartier, artères qui comportent deux voies de circulation. Ils enjamberont aussi l’autoroute 30 sur un viaduc comprenant une seule voie de circulation dans chaque sens.

«Le boulevard Rome est déjà extrêmement achalandé actuellement. Même si on l’agrandit, avec le nombre d’autobus qu’on veut amener jusqu’au REM, c’est loin d’être intéressant», a soulevé la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, aussi préfète de la MRC Marguerite-d’Youville.

Conditions de circulation critiques

Une étude d’impact sur la circulation déposée en 2016 par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui gère le développement du REM par l'entremise de sa filiale CDPQ Infra, indique que l’engorgement empirera effectivement dans le secteur du DIX30 en 2021.

Lors de certains virages, les conditions de circulation seront «difficiles» ou «critiques», même avec la mise en place de mesures de mitigation, comme l’ajout et le prolongement de voies de virage et la synchronisation de feux de circulation.

Malgré ces délais supplémentaires aux intersections, «l’étude tend à démontrer qu’il sera possible d’offrir aux usagers de la route des conditions de circulation similaires à la situation actuelle», peut-on lire dans le document produit par la firme d’ingénierie CIMA+.

Cette conclusion s’explique notamment par le fait que la situation était déjà difficile à certaines intersections en 2016.

Le bureau du REM confirme avoir reçu plusieurs résolutions demandant un accès direct à la station, mais la porte-parole Virginie Cousineau maintient que l’étude «a permis de déterminer qu’avec des interventions ciblées, le niveau de service aux intersections sera acceptable lorsque le REM sera en service».

Plan d’affaires

Jacques Ladouceur, président de la Table des préfets de la Couronne Sud, a mentionné au bureau du REM qu’il ne croyait pas que les infrastructures projetées pourront répondre à la demande d’un terminus comportant 3000 places de stationnement incitatif et 17 quais d’autobus.

«Je leur ai dit: écoutez, c’est un plan d’affaires que vous avez. Vous voulez rentabiliser votre investissement et c’est correct, il n’y a personne qui remet en question le REM, ça va être une technologie intéressante pour tout un chacun. Sauf qu’à un moment donné, il faut le planifier», a dit celui dont l'organisme représente 40 municipalités.

Selon M. Ladouceur et Mme Roy, la difficulté d’accès pourrait décourager plusieurs résidents à opter pour le transport en commun.

«Les gens vont être sur l’autoroute et ils vont regarder le REM passer et il va être vide!» a indiqué le maire de Richelieu.

Viaduc sur l’autoroute 10

Un nouveau viaduc assurera par ailleurs un accès direct à la station aux personnes roulant sur l’autoroute 10 en direction ouest.

«Ça va favoriser les gens venant de l’extérieur, de Marieville en montant jusqu’à Granby, ou de Saint-Jean-sur Richelieu. Tant mieux pour eux, mais ce n’est pas normal qu’ils ne contribuent pas à l’ARTM et qu’ils aient accès au REM plus vite que ceux qui contribuent et qui vont arriver de Sainte-Julie ou de La Prairie», a souligné M. Ladouceur.