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Des centaines de chocolats pour des enfants de la DPJ

Un groupe a réalisé une collecte monstre à l’aide d’amis, familles et collègues

De gauche à droite : les bénévoles Christine Moreau, Mélanie Champagne, Michaëlle Gill et David De Freitas montrant une partie des gâteries qui seront distribuées à des enfants pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse de Montréal. 
Photo Chantal Poirier De gauche à droite : les bénévoles Christine Moreau, Mélanie Champagne, Michaëlle Gill et David De Freitas montrant une partie des gâteries qui seront distribuées à des enfants pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse de Montréal. 

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Des bénévoles ont recueilli quelque 800 cocos de Pâques pour les enfants hébergés par la DPJ de Montréal, au point de remplir une pièce de l’appartement qui leur sert de quartier général.

« On est fiers », s’exclame David De Freitas, qui ne s’attendait pas à ce qu’une discussion Facebook se transforme en réseau de « bonté pyramidale ».

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de Montréal compte environ 700 mineurs hébergés en centre jeunesse ou en foyer de groupe. Loin d’un cadre familial normal, ces enfants ne recevraient pas de chocolat à Pâques si ce n’était la générosité de donateurs.

De gauche à droite : les bénévoles Christine Moreau, Mélanie Champagne, Michaëlle Gill et David De Freitas montrant une partie des gâteries qui seront distribuées à des enfants pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse de Montréal. 
Photo Chantal Poirier

Quatre membres d’un groupe Facebook de résidents de Rosemont ont décidé il y a un peu plus d’un mois de solliciter leur famille, amis et collègues de travail afin de recueillir le plus de chocolats possible.

« On voulait que ces enfants puissent se dire : “Quelqu’un a pensé à moi” », résume Christine Moreau.

« Parfois, on voudrait les adopter, ces jeunes », confie M. De Freitas.

En tant qu’enseignant dans un centre de formation pour raccrocheurs, ses classes comptent chaque année des jeunes qui ont été pris en charge par la DPJ.

« C’est pour ça que ça me tenait à cœur. »

De gauche à droite : les bénévoles Christine Moreau, Mélanie Champagne, Michaëlle Gill et David De Freitas montrant une partie des gâteries qui seront distribuées à des enfants pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse de Montréal. 
Photo Chantal Poirier

Certains bénévoles ont accumulé les cocos chez eux ou à leur bureau. D’autres ont amassé des dons en argent et sont allés en acheter eux-mêmes.

« On a bombardé les gens. Il y a des amis à qui je disais : “Ton chocolat, il arrive quand ?” » raconte Mélanie Champagne en riant.

Lien de confiance

« Ce sont des petites choses qui font une différence », explique Kim Roiseux, adjointe clinique au sein de l’équipe de la DPJ de Hochelaga et Rosemont.

Dans certains cas, le chocolat pourra être remis à des enfants qui habitent à la maison, mais dont les parents font l’objet d’un suivi et n’ont pas les sous pour en acheter eux-mêmes, illustre-t-elle.

En montrant le « côté positif » de la DPJ, et non seulement répressif, cette initiative vient aider les intervenants à établir une bonne relation avec les parents, en plus de faire sourire les jeunes, explique Mme Roiseux.

400 cocos en vitesse

Cette semaine, ils ont réuni les centaines de boîtes et de sacs chez une des bénévoles dans une petite pièce remplie à craquer.

Plus de la moitié de cette récolte a été réalisée en moins d’une journée par Francine Laplante, propriétaire des fruiteries « Citron que c’est bon ! » Elle a amassé suffisamment d’argent pour fournir plus de 400 chocolats faits à la main.

La chocolatière Sylvie Poissant a donc dû faire entrer sa petite équipe à 5 h le matin plutôt que 8 h afin d’arriver à confectionner les 400 cocos, dont une centaine fournis gratuitement à la collecte.


► Pour faire un don, visitez le site de la Fondation du Centre jeunesse Montréal à fondationcjm.ca.