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Maladie polykystique: cette Gaspésienne de 53 ans cherche activement un rein

Johanne Robichaud espère qu’une personne acceptera de lui offrir ce cadeau qui changerait sa vie

Johanne Robichaud
Photo courtoisie Johanne Robichaud lance un appel «dans l’univers» afin de trouver une personne qui serait compatible avec elle et accepterait de lui offrir un de ses reins.

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Une femme malade qui n’a plus de qualité de vie cherche un donneur vivant qui accepterait de lui offrir un rein pour qu’elle puisse recommencer à bien vivre. 

Johanne Robichaud de Caplan, en Gaspésie, est atteinte d’une maladie polykystique des reins, un trouble génétique qui provoque la formation de nombreux kystes dans les reins. 

Depuis l’automne dernier, elle a besoin, pour survivre, de faire filtrer son sang trois fois par semaine en faisant de l’hémodialyse. 

Elle supporte mal le traitement qui lui cause beaucoup d’effets secondaires, dont des démangeaisons. 

Pas de qualité de vie 

Sa qualité de vie est diminuée et la dame de 53 ans, qui est aussi greffée du foie depuis 2013, souhaite vivre mieux. 

«Je ne suis plus capable de jouer avec mes petits-fils, je suis renfermée tout le temps parce que je ne peux plus rien faire, ma qualité de vie, moi, je n’en ai pas», dit la dame qui adorait danser deux fois par semaine, mais qui n’y parvient plus. 

Elle a pris les choses en main, en attendant son rendez-vous médical prévu en mai, qui déterminera si elle pourra être sur la liste prioritaire pour avoir un rein si une personne décède au Québec. Elle veut ainsi mettre toutes les chances de son côté en cherchant un donneur vivant de son propre chef. 

«Si je me trouve quelqu’un, il [le personnel médical] me prend en charge. Ils vont faire des tests [pour vérifier] si la personne est compatible avec moi et go, on y va!» espère Mme Robichaud. 

Sœurs exclues 

Johanne Robichaud a d’abord tenté de trouver un donneur dans sa famille, mais ses sœurs sont toutes atteintes de problèmes génétiques au rein, de cancer ou de sclérose en plaques. 

Elle se tourne donc vers la population en général, d’autant plus qu’elle peut recevoir un rein d’un donneur appartenant aux groupes sanguins A, B ou O, ce qui augmente ses chances. Rappelons qu’il est possible de vivre avec un seul rein. 

«Tout un processus s’enclenche si une personne veut se proposer comme donneur. Il y a un grand souci d’accordé au donneur au Québec pour que tout se passe bien. Plusieurs tests médicaux et psychologiques se font», indique Louise Deguire, aux communications de la Fondation canadienne du rein, division Québec. 

Johanne Robichaud lance donc son appel «dans l’univers» comme elle le dit, invitant les gens à se manifester auprès d’elle ou sur jedonneunrein.ca.