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Hydro-Québec: 29 M$ de bonis au personnel du monopole d’État

Hydro Quebec Eric Martel
Photo Simon Clark Le PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel (à gauche), était de passage à l’Assemblée nationale, lundi, pour l’étude des crédits budgétaires de la société d’État. Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, était à ses côtés pour l’occasion.

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Les employés et les cadres d’Hydro-Québec encaisseront plus de 29 millions $ en bonis de performance pour l’année 2018.  

Les données dévoilées par Hydro-Québec indiquent que les primes au rendement ont progressé de 14 % l’an dernier.     

En 2017, les employés de la société d’État avaient touché 25,8 millions $ en rémunération incitative.     

Écoutez Louis-Olivier Batty, porte-parole d'Hydro-Québec, en entrevue à Dutrizac de 6 à 9: 

Il y a trois ans, la société d’État avait pourtant décidé de modifier sa rémunération incitative en haussant de façon importante les salaires de base de ses employés.     

Les bonis de performance versés à ses employés étaient ainsi passés de 38 millions $ en 2015 à 23,7 millions $ en 2016.     

11,4 M$ pour les cadres  

Or, depuis trois ans, les bonis de performance ont augmenté de façon significative chez Hydro-Québec, en hausse de 23 %.     

Sur les 29,2 millions $ de primes distribuées pour l’année 2018, les cadres de la société d’État ont mis la main sur 11,4 millions $.     

Les membres de la direction générale d’Hydro-Québec, qui compte environ 180 cadres, ont eu droit pour leur part à 6,8 millions $.     

Le PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel, a vu sa rémunération totale atteindre 835 614 $, avec un salaire de base de 559 866 $ l’an dernier et des bonis de performance de 257 538 $.     

Chez Hydro-Québec, la rémunération incitative varie entre 5 % et 30 % du salaire de base d’un employé-cadre, selon les objectifs à atteindre et le type de poste de direction occupé.     

Pour verser ses bonis de performance, Hydro-Québec devait dégager un profit net de 2,475 milliards $. La société d’État a facilement atteint cet objectif avec un bénéfice net de 3,192 milliards $.     

«Nous avons livré une excellente performance financière en 2018, bien au-delà des objectifs, ce qui contribue à l’ensemble des Québécois puisque 75 % de nos profits sont versés au gouvernement», a fait valoir jeudi un porte-parole de la société d’État, Louis-Olivier Batty.     

Rétention et attraction  

Rappelons qu’Hydro-Québec a également reconnu l’an dernier verser annuellement des bonis de rétention et d’attraction à certains de ses employés. Bon an mal an, ces bonis totalisent environ 2 millions $.     

Dans certains cas, des primes sont versées pour retenir des dirigeants d’Hydro-Québec qui veulent quitter l’entreprise. Certains bonis sont payés pour attirer des candidats ciblés par la haute direction d’Hydro-Québec.     

Un rapport publié par le vérificateur interne d’Hydro-Québec l’an dernier faisait état d’au moins un cas où une prime de 20 000 $ avait été versée à un employé qui a été recruté pour venir travailler au sein de la société d’État.     

Des bonis en forte hausse depuis trois ans chez Hydro-Québec         

Année Montant  

2016 23,7 millions $        

2017 25,8 millions $        

2018 29,2 millions $        

Source : Hydro-Québec