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De l’amour à la révolte

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En levant le voile sur sa prochaine saison, le Théâtre Denise-Pelletier a présenté des pièces animées des mêmes grandes émotions, soit la révolte, l’indignation, la vengeance et la passion amoureuse, a souligné son directeur artistique, Claude Poissant.

Le meilleur des mondes

Photo courtoisie, Théâtre Denise-Pelletier

Le Théâtre Denise-Pelletier lancera sa saison avec une pièce de Guillaume Corbeil inspiré de l’œuvre d’Aldous Huxley, Le meilleur des mondes. Ce sera l’occasion de transporter ses spectateurs dans l’univers de la science-fiction. « J’avais depuis un moment un œil sur ce roman paru en 1932 », confie Claude Poissant, directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier. « Guillaume Corbeil a plongé dans cette œuvre qu’il connaissait par cœur pour en faire une adaptation. » Si dans ce roman d’anticipation l’auteur tentait à l’époque de décrire le futur d’aujourd’hui, cette adaptation nous fera voir un futur qui pourrait ressembler à celui des années 2080. « C’est un futur tout aussi terrifiant », ajoute Claude Poissant. Les têtes d’affiche, Kathleen Fortin et Simon Lacroix, seront entourées entre autres de Benoît Drouin-Germain et Macha Limonchik sous la direction de Frédéric Blanchette.

► Dès le 25 septembre 2019 (salle principale)

Les amoureux

Photo courtoisie, Théâtre Denise-Pelletier

 

On pourra assister à la comédie italienne Les Amoureux, de Carlo Goldoni, mise en scène par Catherine Vidal. « J’aime beaucoup Goldoni », révèle Claude Poissant qui admet être très fier de sa nouvelle saison théâtrale. « C’est vraiment très drôle et ça se rapproche de Molière. »

Écrite en 1759, cette pièce qui est régulièrement montée en Europe raconte l’histoire d’amoureux qui se disputent constamment. Vulnérabilité, attachement et jalousie, ce sont plusieurs gammes d’émotions qui y passeront. Catherine Chabot et Maxime Genois seront entourés notamment de Simon Beaulé-Bulman, Éric Bernier et Isabeau Blanche.

► Dès le 6 novembre 2019 (salle principale)

Zoé

Photo courtoisie, Théâtre Denise-Pelletier

 

On amorcera l’année 2020 avec une création d’Olivier Choinière qui s’est inspiré du mouvement étudiant de 2012 pour écrire cette pièce dont le point de départ sera le déclenchement d’une grève générale par les étudiants qui souhaitent protester contre l’inaction du gouvernement vis-à-vis divers enjeux sociaux. « Tous les étudiants sont dans la rue sauf Zoé qui, elle, veut ses cours », annonce le directeur artistique. Celle-ci réussira à obtenir une injonction forçant son professeur à lui donner ses cours pour toute la session. Seulement deux comédiens seront sur scène, l’élève et le professeur, personnifiés par Zoé Tremblay-Bianco et Marc Béland. Comme il s’agit d’un cours de philosophie, les deux protagonistes finiront par débattre de tous les enjeux sociaux.

► Dès le 5 février 2020 (salle principale)

Les sorcières de Salem

Photo courtoisie, Théâtre Denise-Pelletier

 

Le Théâtre déménagera ensuite ses spectateurs dans l’univers d’Arthur Miller pour présenter Les sorcières de Salem. « Nous sommes dans la vengeance », fait remarquer Claude Poissant. La pièce campée en 1692 qui dénonce le maccarthysme aura une finalité moderne située en 2020 créée par Sarah Berthiaume. Onze comédiens composeront la distribution.

► Dès le 18 mars 2020 (salle principale)

Huit autres pièces

Parallèlement, ce sont huit pièces qui prendront place à la salle intime Fred-Barry. On accueillera notamment en début de saison une troupe belge issue du Conservatoire de Liège qui présentera J’abandonne une partie de moi que j’adapte, pièce qui tourne toujours en France et en Belgique et qui s’interroge sur les notions de bonheur en lien avec le travail.