/entertainment/tv
Navigation

«Entrée principale»: André Robitaille tourne la page

André Robitaille
Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS André Robitaille

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Les fins d’après-midi n’auront plus la même couleur l’automne prochain dans le hall de Radio-Canada. Après six ans à dynamiser l’aire d’accueil de la tour du boulevard René-Lévesque, André Robitaille et ses acolytes d’Entrée principale ont adressé un ultime «au revoir» aux téléspectateurs jeudi dernier.

On savait depuis le début de l’année qu’Entrée principale, qui était à l’antenne depuis l’automne 2013, prendrait fin ce printemps. Depuis, Radio-Canada a également annoncé que sa case-horaire de 16 h appartiendra dès l’an prochain à Sébastien Diaz, qui conduira un tout nouveau concept.

«Il y a une espèce de cafard, a admis André Robitaille dans une entrevue-bilan avec l’Agence QMI. C’est une émission que j’aimais et dans laquelle j’étais bien. Le public était au rendez-vous. Mais je veux surtout me rappeler du privilège d’avoir été en ondes pendant six ans, d’avoir fait plus de 900 émissions et d’avoir été libre de la faire comme on en avait envie.»

«Enfants de la télé»

André Robitaille justifie la mise à mort d’Entrée principale par la décision de Radio-Canada de stopper la production de ses émissions à l’interne.

Entrée principale était jusqu’à récemment la dernière tribune produite entièrement par la chaine publique. Auparavant, la production des Échangistes avait été confiée à Salvail & Co – avant les événements qui ont coûté son entreprise à Éric Salvail –, et Radio-Canada avait rayé «L’auberge du chien noir» de sa grille-horaire pour les mêmes raisons.

Ces considérations techniques consolent un tantinet le pilier de la table ronde quotidienne, qui ne perçoit pas là un désaveu de la part du diffuseur.

«C’est sûr qu’on avait une cote d’écoute d’émission de jour, mais si on compare avec les autres années, on était pas mal forts, s'est-il encouragé. Notre public était très diversifié et très actif, avec notre deuxième écran. Mais, à un moment donné, il faut qu’un "show" finisse.»

André Robitaille est habitué aux contrats de longue durée en télévision. Il a piloté Entrée principale et C’est juste de la TV pendant six ans, Les Mordus pendant cinq ans et Testé sur des humains et Vazimolo pendant quatre ans.

Il entreprendra à la mi-juin, auprès de sa complice Édith Cochrane, les tournages de sa sixième année à la barre des Enfants de la télé, dont le retour est confirmé pour une dixième saison en septembre 2019. Le duo avait pris la relève de Véronique Cloutier et Antoine Bertrand à la rentrée en 2014.

«Nous sommes en feu, s'est réjoui André Robitaille. La cote d’écoute a augmenté, et c’est l’émission de variétés qui marche le plus à Radio-Canada. Cette émission est importante, le concept est fort, et Édith et moi, on s’amuse. On pourrait penser qu’on a fait le tour, mais ce n’est pas vrai. De nouveaux artistes arrivent, on a du nouveau matériel avec les artistes qui vieillissent et on a créé de nouvelles formules. On en a pour longtemps, si Radio-Canada le veut.»

Et la radio?

Après qu’ICI Première eut annoncé le débranchement prochain de Gravel le matin, plusieurs amis ont questionné André Robitaille à savoir s’il était pressenti pour succéder à Alain Gravel à la radio, dans ce créneau qu’il connaît bien. On se souvient que Robitaille a jadis été aux commandes du rendez-vous matinal de Rock Détente pendant cinq ans. Or, ce dernier affirme ne pas avoir eu de discussions en ce sens.

«Je vais être très transparent: je n’ai pas eu d’offre, a-t-il affirmé sans détour. Je ne fais peut-être pas partie de leurs plans [à ICI Première], ou ils ne sont peut-être pas rendus là...»

Pour l’instant, même s’il est pris d’un «petit vertige» d’avoir plus de temps libre devant lui, André Robitaille aspire à développer d’autres idées. Plus que jamais «affamé de télévision», l’acteur espère que les producteurs penseront à lui pour un rôle dans une grande série, maintenant que son horaire le lui permettra. Au théâtre, il joue dans les pièces Laurel et Hardy et Un souper d’adieu, et signe la mise en scène des Voisins, trois projets de sa compagnie Monarque Productions (auparavant baptisée Productions de la Meute, et qui a changé de nom en raison de l’actualité).

«Je suis ouvert à ce que la vie va m’amener», a-t-il dit en guise de conclusion.