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Pierre-Yves Lord: «Je ne me suis jamais senti aussi jeune et gamin»

Pierre-Yves Lord: «Je ne me suis jamais senti aussi jeune et gamin»
Photo d'archives

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Pour plusieurs, la quarantaine est synonyme de questionnements et, très souvent, de nouveaux départs. Pierre-Yves Lord a franchi ce cap l’automne dernier et s’en porte très bien. Pas de drame à l’horizon, mais plutôt l’aboutissement d’un projet pensé il y a bien longtemps.

La quarantaine a permis à Pierre-Yves Lord de mener à bien un projet qu’il avait imaginé il y a une dizaine d’années et qu’on peut maintenant voir sur ICI Tou.tv.

«Le concept de la série "Ma génération" vient d’un questionnement que j’avais quand j’étais au début de la trentaine», raconte l’animateur, qui a donc attendu une décennie avant d’aller de l’avant avec son idée.

«Le projet a refait surface quand j’ai eu 40 ans, et je me suis dit que le "timing" était parfait. Pourquoi ne pas essayer d’explorer ce qu’est la quarantaine, qui est techniquement le milieu de notre vie active?»

Ainsi, on retrouve quatre émissions dans lesquelles on fait la connaissance de quadragénaires, dont la mairesse de Montréal, Valérie Plante, un chirurgien cardiaque pour qui la mort d’un être humain représente l’ultime échec professionnel, et un ex-militaire qui souffre d’un trouble de stress post-traumatique. L’animateur a voulu faire place à des personnes qui, selon lui, avaient des parcours de vie à la fois fascinants et inspirants.

«Je ne prétends pas avoir cerné ce qu’est la quarantaine, mais au fil des portraits, je pense qu’on arrive à identifier certains dénominateurs communs.»

La soif d’apprendre

Le fait de rencontrer des gens de son âge avec des parcours qui sortent de l’ordinaire a beaucoup fait réfléchir Pierre-Yves Lord.

«J’ai tellement appris grâce à cette émission», confie-t-il.

Outre la découverte des expériences de vie de ses invités, l’animateur a plongé dans des questionnements, a pris conscience de certaines choses et a réalisé que la quarantaine, c’est encore très jeune.

«Quand j’étais jeune, je me disais qu’à 40 ans, je voulais être un monsieur. Là, j’ai atteint la quarantaine et, à l’intérieur de moi, je ne me suis jamais senti aussi jeune et gamin. Je n’ai jamais eu aussi soif d’apprendre. Je n’ai jamais autant su de qui je veux – ou pas – être entouré. On dirait qu’il y a beaucoup de choses qui se placent. Le tourbillon de la vingtaine est loin derrière. Et à 30 ans, j’ai l’impression qu’il y a plusieurs choses que je ne savais pas.»

Loin de penser qu’aujourd’hui, à 40 ans, il n’a plus besoin d’apprendre, Pierre-Yves Lord explique toutefois que sa connaissance de lui-même est meilleure avec quatre décennies derrière la cravate.

«Maintenant, je sais dans quoi je suis bon ou non. Je sais sur quoi je dois travailler. Vous savez, cette espèce de sentiment qu’on a à l’adolescence, celui grâce auquel on croit que tout est possible et qu’on a le monde devant soi? Eh bien, je le revis à 40 ans!»

Un nouveau jeu télévisé

Outre la série «Ma génération» et les émissions «Deux hommes en or» (Télé-Québec) et «Les flots» (TV5), Pierre-Yves Lord enregistre actuellement «Mémorable!», un nouveau jeu télévisé qui sera diffusé du lundi au vendredi, à 17 h 30, à compter du 22 avril, à Radio-Canada.

«Dans ce jeu, je donne les réponses, et ensuite je pose des questions. Par exemple, on pourra voir un tableau avec huit mots. Les concurrents devront mémoriser ceux-ci pendant quelques secondes, puis le tableau disparaîtra et je poserai des questions. Ils devront me donner les réponses au bon moment. On va tirer de drôles de ficelles et jouer avec le cerveau des joueurs pour les amener sur toutes sortes de pistes. On va vraiment fouiller et jouer avec la limite de leur mémoire.»

En rafale...

  • Pour moi, la quarantaine, c’est : «L’adolescence, avec beaucoup moins de nuages.» 
  • Le plus agréable, avec la quarantaine? : «C’est d’être plus que jamais conscient que nous ne sommes pas éternels.»
  • Et, au contraire, le plus déplaisant? : «De savoir qu’elle va se terminer.»
  • Aviez-vous des appréhensions avant de franchir ce cap? : «Oui! Je pensais que j’allais devenir plus sérieux, vieillir et ralentir. C’est tout le contraire!» 
  • Qu’avez-vous découvert, depuis? : «J’ai appris à donner plus de place à mon cœur d’enfant et à mes enfants.» 
  • La quarantaine avec des enfants, c’est comment? : «C’est magnifique. Ma fille et mon garçon ont six et neuf ans. J’appuierais sur pause et je les garderais à ces âges-là pendant 10 ans.»