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Quatre boursières sous-estimées

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Question : On entend toujours parler des mêmes compagnies québécoises cotées en Bourse. Mais y a-t-il des trésors cachés ?


Réponse : Plusieurs boursières québécoises ont un brillant avenir. En voici quelques-unes.

1. Fiera Capital (FSZ.TO) : L’entrepreneur visionnaire Jean-Guy Desjardins dirige Fiera avec acharnement. Partie de presque rien, cette firme est aujourd’hui le deuxième gestionnaire indépendant d’actifs au Canada, derrière CI Financial (CIX.TO). Depuis six ans, les actifs sont passés de 58 milliards (G)$ à 136 G$ ! La croissance des revenus nets ajustés est de plus de 49 % depuis quatre ans. Fiera diversifie de mieux en mieux géographiquement sa base de clients et la moitié de ses revenus proviennent de l’extérieur du pays. La démographie mondiale favorise toutes les firmes de gestion d’actifs, mais Fiera est souple et très agressive. Le rendement de la dernière année fut de 12,66 % selon Bloomberg, mais Fiera est chère selon le cours/bénéfice : 58,84.

2. Intertape Polymer (ITP.TO) : Voici une autre compagnie qui génère un excellent rendement (4,16 % pour un dividende de 75 cents). Plusieurs analystes recensés par Thompson Reuters la considèrent comme une aubaine, car son potentiel de croissance pour les prochaines années pourrait se situer dans les deux décimales. Les revenus sont à la hausse de 17 % (à 1 G$) pour l’année se terminant au 31 décembre et la compagnie s’attend à un peu plus de 1,1 G$ cette année. ITP bénéficie depuis longtemps de l’explosion du commerce en ligne et maintenant de la relance de la construction immobilière américaine.

3. TFI International (TFII.TO) : L’ex-Transforce est désormais l’un des leaders continentaux de l’industrie de la logistique, en forte croissance. Le camionnage représente 46 % des revenus, la logistique et le « dernier mille » 20 %. Les revenus annuels composés ont été de 15,7 % en 20 ans, et la moitié proviennent aujourd’hui des États-Unis. Le rendement d’un an est de 25,96 % pour un cours/bénéfice de 13,93 (c’est une aubaine). Celui du dividende de 96 cents est de 2,25 %. Pas mal. Mais on oublie que TFI l’augmente chaque année depuis neuf ans ! Voyant rouge : les 65 acquisitions depuis 2008 ont alourdi la dette, qui est de 1,6 G$.

4. Industries Lassonde (LAS-A.TO) : Le fabricant des jus Oasis et Rougemont est davantage connu du public. Mais l’investisseur appréciera le dividende de 3,24 $ (1,87 %). Pour l’année se terminant en 2018, les ventes furent de 1,6 G$ (+4,4 %), pour un profit net de 89,9 $. Excluant l’achat de la filiale OOB, les ventes auraient été négatives, car Lassonde souffre de la hausse des frais de transport et du jeu de la concurrence. Le 6 juin 2018, l’action a culminé à 292,90 $ et stagne sous les 200 $ depuis février. Avec un cours/bénéfice de 18,27, Lassonde est un blue chip québécois abordable.

Dans ma chronique de samedi dernier, j’ai inclus par erreur Constellation Software CSU dans ma liste des cinq titres à surveiller de moins de 10 $. CSU cotait à 1154,96 $ jeudi dernier. Mes excuses, et merci à mes lecteurs de me rappeler à l’ordre !


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