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[PHOTOS] Inondations: le sort s’acharne sur Beauceville

Plusieurs villes de la Beauce et d’autres régions du Québec en état d’alerte

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BEAUCEVILLE et SAINTE-MARIE | Tandis que Sainte-Marie était sérieusement inondée, le cauchemar se répétait pour les riverains de Beauceville, samedi, alors que pour la deuxième fois en cinq jours, ils étaient envahis par la rivière Chaudière.  

Provoquée par les pluies abondantes, la rivière a déjoué les scénarios optimistes, puis elle a placé en état d’alerte l’ensemble de la Beauce, dont Beauceville, qui se relevait déjà péniblement d’un premier déluge, le pire en 28 ans, mardi dernier.  

Steve Poulin/Agence QMI

Cette fois, le danger s’est présenté de façon différente. En l’absence d’embâcle, l’eau a monté lentement, mais sûrement. Vers midi, les sirènes ont résonné dans la ville beauceronne. Le torrent a fini par engloutir partiellement le boulevard Renault et l’avenue Lambert comme lors de l’inondation précédente.   

Choc  

Des sinistrés ont dû laisser derrière eux leur maison ou leur commerce pour la deuxième fois en moins d’une semaine. Plusieurs ne cachent plus leur désespoir, eux qui ont passé la semaine à tenter de remettre en état leur propriété. « On vit des chocs traumatiques avec ça. C’est inimaginable. On est des semaines à ne pas dormir, à être dans la bouette, dans l’eau, on a des pertes énormes », partage Thérèse Cloutier, dont le sous-sol est une « perte totale » après le premier coup d’eau.  

Photo Dominique Lelièvre

«On est en attente et, pendant ce temps-là, on ne travaille pas. Ça ne rapporte pas et ça coûte de l’argent », se désole aussi Martin Carrier, propriétaire d’un garage sur le boulevard Renault, qui a subi des dommages évalués à 25 000 $ mardi dernier.    

Steve Poulin/Agence QMI

En début de soirée, le nombre de bâtiments touchés était moindre que celui de mardi, mais le niveau de la rivière continuait d’augmenter, les autorités craignant alors que l’inondation puisse finalement être aussi sévère, ou presque, que celle de mardi.  

Photo Dominique Lelièvre

À Sainte-Marie aussi  

«C’est pire que ce que l’on pensait», a reconnu le maire de la municipalité, François Veilleux, précisant toutefois que ses équipes s’étaient préparées à ce cas de figure. Une vingtaine de militaires sont débarqués pour prêter main-forte aux autorités locales pendant quelques heures. «Déjà, mardi, c’était une catastrophe, sauf que cette fois, il n’y aura pas nécessairement de vague, parce qu’il n’y a pas de grosse glace comme on en avait», a expliqué M. Veilleux.  

Steve Poulin/Agence QMI

Au même moment, à Sainte-Marie, la rivière Chaudière faisait aussi des siennes. Près de 570 domiciles et commerces ont reçu l’ordre d’évacuer les lieux. Il a fallu sortir certaines personnes en canot pneumatique. «Le centre-ville est vraiment isolé», a constaté le maire, Gaétan Vachon, disant toutefois que la municipalité a déjà connu pareille situation dans le passé.  

Photo Dominique Lelièvre

Dans l’est de Saint-Georges, au moins une cinquantaine de résidences ont aussi dû être évacuées. Les municipalités de Saint-Joseph, Vallée-Jonction et Scott y ont aussi goûté, atteignant le seuil d’inondation majeure, selon le ministère de la Sécurité publique.   

Encore une forte crue   

À Beauceville   

  •  Débit de 1800 mètres cubes à la minute en après-midi (600 mètres cubes mardi dernier)    
  •  Absence d’embâcle    
  •  230 bâtiments, dont 70 commerces évacués préventivement     

À Sainte-Marie   

  •  568 propriétés évacuées préventivement     
  •  Le centre-ville isolé     
Photo Agence QMI, Steve Poulin

♦ Beauceville était de nouveau envahie par la Chaudière, samedi.  

Photo capture d'écran, TVA Nouvelles

♦ Une vingtaine de membres des Forces armées canadiennes se sont rendus à Beauceville à la demande de la municipalité. Ils se sont familiarisés avec le terrain pour être prêts à intervenir en cas de besoin. « On ne prend aucun risque », souligne le maire François Veilleux.  

Photo Dominique Lelièvre

♦ Julien Lachance et Jennie-Anne Poulin étaient en pleine corvée de nettoyage dans leur sous-sol, mardi dernier, lorsque les pompiers ont demandé au couple d’évacuer son domicile de Beauceville pour la deuxième fois en une semaine. « Je me dis que ça ne peut pas être pire, tout est déjà scrap », lance Mme Poulin.  

Photo Dominique Lelièvre

♦ À Sainte-Marie de Beauce, à cette intersection du boulevard Larochelle, le niveau d’eau était très important.