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Une première depuis 2004?

Seulement cinq joueurs des Leafs ont déjà franchi le premier tour

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Photo AFP Patrick Marleau a disputé 189 matchs en séries éliminatoires.

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BOSTON | Les Maple Leafs au deuxième tour, il y a un bail que ça n’a pas été vu. Advenant une victoire contre les Bruins dimanche après-midi, les Torontois franchiraient cette étape pour la première fois depuis 2004.

Évidemment, aucun joueur des Leafs n’a une idée de ce à quoi ressemblent les séries au-delà de la ronde initiale. Toutefois, la bande de jeunots qu’ils sont peut se tourner vers quelques vétérans pour leur montrer la voie à emprunter.

« Patty [Patrick Marleau] est là depuis une éternité. Jake [Muzzin] et Ron [Hainsey] ont gagné la Coupe Stanley. D’autres se sont rendus en finale d’association. Ce sont des meneurs. Ils prêchent par l’exemple », avait indiqué à l’auteur de ces lignes Kasperi Kapanen, à quelques heures du cinquième affrontement.

Outre Marleau qui, avec ses 189 matchs de séries éliminatoires, domine cette colonne chez les joueurs actifs, ainsi que Jake Muzzin et Ron Hainsey, qui ont été respectivement des champions de la Coupe Stanley en 2014 et 2017, on retrouve John Tavares, lequel a atteint le deuxième tour une fois avec les Islanders, et Frederik Andersen, parvenu jusqu’à la finale de l’Association de l’Ouest avec les Ducks en 2015.

Pour les autres, il s’agit d’un concept plutôt abstrait.

« Nous sommes chanceux de pouvoir miser sur ces joueurs, a convenu Mike Babcock. C’est une chose d’avoir un entraîneur qui vous en parle. Mais le message a encore plus de valeur quand ce sont les joueurs qui l’ont déjà vécu qui le font. »

L’insouciance de la jeunesse

À l’inverse, la grande majorité des joueurs des Bruins étaient là l’an dernier lorsqu’ils ont éliminé les Leafs en sept rencontres.

De plus, Patrice Bergeron, Zdeno Chara, David Krejci, Torey Krug, Brad Marchand et Tuukka Rask faisaient tous partie de la formation finaliste de 2013, dirigée par Claude Julien. L’adversité ne leur est pas étrangère.

Toutefois, de 2013 à 2018, les Bruins affichent un dossier de trois gains et quatre revers quand ils font face à l’élimination.

Pour Muzzin, il ne fait pas de doute que l’expérience acquise au fil des ans peut « permettre de bien saisir la situation et de comprendre que chaque présence sur la patinoire est importante ».

Cependant, il est d’avis que l’insouciance de la jeunesse de plusieurs de ses coéquipiers peut se révéler une arme intéressante.

« Quand j’étais plus jeune, je n’étais pas conscient de la pression. Je voulais simplement jouer. C’est ce que je vois actuellement dans ce vestiaire, a décrit le défenseur de 30 ans. Les gars sautent sur la glace sans trop penser. Ils sont affamés. Je crois que c’est la meilleure façon d’approcher la situation. »

À certains égards, il n’a peut-être pas tort. Après tout, deux équipes très expérimentées, le Lightning et les Penguins, sont déjà en vacances.