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Une situation pire qu’en 2017?

Des citoyens de Rigaud ont peine à croire que ces inondations seront plus importantes encore qu’il y a deux ans

Rigaud
Photo Magalie Lapointe Claude Duhamel a vidé le garage de sa mère âgée alors que l’eau montait rapidement, samedi, sur la rue Pointe-au-sable, à Rigaud.

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RIGAUD | Des citoyens remplissaient samedi des sacs de terre, calfeutraient leurs fenêtres et évacuaient leur maison alors que l’eau s’accumulait rapidement dans les rues et sur les terrains.

« [Samedi] matin, à 6 h 30, il n’y avait pas d’eau dans le garage. Là, c’est fou. Je n’ai jamais vu ça, même en 2017 ça n’a jamais monté aussi rapidement », s’exclame Claude Duhamel.

L’homme est arrivé très tôt samedi matin afin d’aller vider le garage de sa mère et de sa tante âgées respectivement de 87 et 93 ans.

Les deux dames aînées ont accepté d’évacuer leur maison. Gravement affectées par les inondations en 2017, elles refusaient d’abandonner la résidence qu’elles occupent depuis plusieurs décennies sur la rue Pointe-au-sable

La bonne fois ?

Cette fois-ci, M. Duhamel espère qu’elles partiront pour de bon.

« Si on leur offrait de l’argent pour la maison, elles partiraient. Il va y avoir d’autres inondations. Ce n’est pas drôle », dit Claude Duhamel

Un peu plus loin sur la rue Létourneau, Danny Doonan, 71 ans, plaçait ses sacs de terre devant sa maison même si la météo ne l’effraie pas.

Déjà, lorsqu’il a fait construire sa maison en 2004, il avait fait couler un solage surélevé à 3,65 m pour minimiser les infiltrations d’eau.

Le septuagénaire, qui n’a pas été touché par les inondations de 2017, a quand même pris plusieurs précautions au cas où la nature se déchaînerait.

Même son de cloche pour son voisin, Roger Corrigan. Ce dernier s’est fait livrer une tonne de terre. L’homme de 72 ans aura rempli 350 sacs à l’arrière de sa demeure et autour de son garage.

« C’est quoi 100 $ pour éviter le pire ? » se demande-t-il.

Une passerelle pour sortir de chez lui

Rigaud
Photo Magalie Lapointe

La digue de plastique qui a coûté 43 000 $ à Robert Bergeron (à gauche sur la photo) a été touchée par l’eau pour la première fois samedi après-midi. Lui et son ami Yvon De Bellefeuille ont aménagé une passerelle afin de pouvoir passer par-dessus la structure qui pourra se gonfler de 76 à 102 cm.

Rigaud
Photo Magalie Lapointe

L’entraide était au rendez-vous

Rigaud
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Samedi, des dizaines de citoyens aidaient leurs amis et membres de la famille à installer des sacs de terre autour des résidences. Plusieurs ont mentionné avoir appris de leurs erreurs lors des inondations de 2017. Ils ne souhaitent pas revivre le même cauchemar ce printemps malgré la rapidité de la crue des eaux.