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Don d’organes: «le cadeau d’une vie» pour Maude

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Léonie attend de nouveaux poumons. Maude en a reçu il y a quatre ans. En ce début de la semaine du don d’organes, toutes les deux rappellent l’importance de sensibiliser la population et de briser les tabous.

Atteinte de la fibrose kystique, Léonie Côté, 23 ans, fait partie des quelque 800 personnes en attente d’une greffe. Pour survivre à la maladie, elle a besoin de nouveaux poumons.

«Dans les dernières années, ça a été un peu plus difficile», admet-elle.

Il y a cependant de l’espoir. L’histoire de Maude Prévost-Lamontagne, par exemple, a de quoi lui inspirer confiance. Il y a quatre ans, la santé de Maude se dégradait de jour en jour.

«Même me brosser les dents, prendre une petite marche, je n’étais plus capable. Donc, je n’allais plus à l’école, je ne travaillais plus; j’étais continuellement à la maison», mentionne la jeune femme.

C’est le premier juillet que le téléphone a sonné: elle allait recevoir de nouveaux poumons, une nouvelle inespérée. Pour elle, c’était le cadeau d’une deuxième vie.

«Je suis retournée à l’école et je travaille à temps plein depuis la greffe, depuis presque quatre ans. Je fais des voyages. C’est vraiment une vie inespérée pour moi. Je ne pouvais pas demander mieux», se réjouit Maude.

Toujours en attente, Léonie espère avoir autant de chance.

«J’ai 23 ans. Je suis encore en pleine forme et je veux continuer d’être en pleine forme devant mes amis, ma famille, et fonder une famille», souligne-t-elle.

Des besoins criants

En 2018 au Québec, 497 personnes ont bénéficié d’une transplantation, tandis que 805 personnes se trouvaient toujours sur la liste d’attente.

«On sait qu’il y a environ 1,4 % des décès qui peuvent par la suite être un donneur potentiel. C’est minime. Donc, tous les dons sont très, très importants», rappelle Jean-Christophe Nicolas, un greffé rénal.

Au début du mois d’avril, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a déposé un projet de loi pour introduire le consentement présumé en matière de dons d’organes; une loi sur laquelle le Québec devrait s’inspirer, selon plusieurs.

«Je trouve que ça devrait être quelque chose qu’on adopte automatiquement ici, au Québec», mentionne Léonie.

«Je pense qu’on aurait beaucoup plus de donneurs automatiques qui pourraient sauver plusieurs vies, quand on sait qu’une personne peut sauver jusqu’à huit vies», avance de son côté Maude.

Le directeur général de Transplant Québec, Louis Beaulieu, se montre lui aussi ouvert à une révision de la loi québécoise et à une discussion sur la question du consentement «pour voir quelle est la meilleure formule».

Selon Transplant Québec, il sera également primordial de miser sur la formation des médecins au cours des prochaines années dans le but de mieux identifier les donneurs potentiels.