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L’aide à Oka vient... du Guatemala

Les travailleurs ont ensaché 1440 tonnes de sable

Ce travailleur guatémaltèque remplissait sans relâche des sacs de sable, samedi.
Photo collaboration spéciale, Stéphane Sinclair Ce travailleur guatémaltèque remplissait sans relâche des sacs de sable, samedi.

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OKA | Une centaine d’employés agricoles du Guatemala travaillent sans répit depuis trois jours pour sauver des résidences d’Oka des inondations en préparant des sacs de sable.

« Ce sont des machines de guerre. Ils sont incroyables. Sans eux, on aurait la langue à terre et on serait probablement dans le gros trouble », dit Shirley Kennedey, la bénévole qui est responsable du centre communautaire du secteur de Pointe-aux-Anglais à Oka, dans les Laurentides.

Mercredi, lorsque le maire Pascal Quevillon a appris que la crue des eaux pourrait être pire que celle de 2017, il a immédiatement demandé de l’aide à Pascal Lecault, copropriétaire d’une importante production maraîchère, qui emploie une centaine de travailleurs originaires du Guatemala.

L’entreprise Vegibec a tout de suite accepté de « sous-louer » sa main-d’œuvre, afin de soutenir la Municipalité et les riverains d’Oka.

Lors des inondations de 2017, le maire Quevillon avait été surpris de leur efficacité lorsqu’il les avait appelés en urgence au plus fort de la crise.

L’emploi de ces travailleurs étrangers coûte un peu plus de 10 000 $ par jour.

« Ce n’est pas cher pour sauver des dizaines de résidences des inondations », dit le maire, qui compte bien se faire rembourser par Québec lorsque tout sera terminé.

Deux fois plus productifs

Samedi après-midi, la Municipalité avait reçu 90 camions pouvant transporter chacun 16 tonnes de sable. Les travailleurs agricoles ont rempli plus de 10 000 sacs dans l’un des deux postes d’urgence organisés par la Municipalité. « Ça aurait pris au moins 200 Québécois juste ici à Pointe-aux-Anglais pour faire la même chose », a dit Guy Robert, le responsable du poste d’urgence de ce secteur.

Les riverains du lac des Deux Montagnes sont très reconnaissants envers eux.

« C’est incroyable de les regarder travailler. C’est dur à croire. Ils sont tellement dévoués pour nous », a dit Jo-Manuel, un riverain du secteur de Pointe-aux-Anglais.

Une vingtaine de bénévoles ont également mis la main à la pâte.

« Je perds mes travailleurs mardi. J’ai absolument besoin de l’armée. C’est très important de faire passer le message », a conclu le maire Pascal Quevillon.