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Les Jets n’ont pu stopper leur chute

Les Jets n’ont pu stopper leur chute
AFP

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Favorisés par plusieurs observateurs pour vaincre les Blues de Saint-Louis au premier tour des séries, les Jets de Winnipeg ont amèrement déçu, en offrant du jeu sans conviction et la remise en question risque d’être longue et douloureuse au Manitoba cet été.

La défaite de 3 à 2 encaissée samedi au Missouri, dans le sixième et dernier match éliminatoire de l’équipe, a mis fin à une séquence peu convaincante amorcée en seconde moitié de saison. La troupe de l’entraîneur-chef, Paul Maurice, a commencé son duel face aux Blues avec le vent devant elle, ne récoltant que deux victoires à ses sept dernières rencontres du calendrier régulier.

Une fois les séries entamées, Winnipeg a continué d’éprouver des ennuis en échappant les deux premières parties sur sa patinoire et la brève éclaircie de deux gains consécutifs à Saint-Louis n’a pas suffi. Cette élimination prématurée constitue un pas de recul important comparativement à l’an passé, quand les Jets avaient atteint la finale de l’Association de l’Ouest.

«C’est définitivement bien lorsque vous arrivez en séries en jouant du bon hockey. On l’a vu avec ces gars-là [les Blues] et quelques autres formations de la ligue. L’année dernière, nous étions plus en confiance comme groupe et on a mieux joué en éliminatoires. Cette fois, nous avons eu des ennuis à bâtir notre confiance d’équipe à la fin de la campagne et c’est compliqué de la retrouver dans les séries», a indiqué l’attaquant Bryan Little au quotidien Winnipeg Sun.

Interrogé à ce sujet, Maurice a évoqué le calendrier plus exigeant de la fin de 2018-2019.

«Le club que nous avions l’an passé a disputé 7-8 matchs de suite à domicile en mars et n’a pas eu à se taper de nombreux voyages sur les côtes Est et Ouest à partir de la pause du match des étoiles», a-t-il dit. «Nous souhaitions rebondir, tout ce que je peux dire, c’est que tous ont fait de leur mieux.»

Wheeler irritable

D’ailleurs, le capitaine, Blake Wheeler, croit que les siens ont offert un effort maximal et n’a pas hésité à répliquer aux journalistes qui avaient des questions à propos de la performance peu satisfaisante des Jets.

«Donnez-nous le bénéfice du doute. La coupe Stanley est un trophée difficile à gagner», a-t-il affirmé. «Peut-être que notre meilleur rendement ne fut pas assez et que ce qu’ils avaient de mieux à proposer était réellement bon. Dans de telles situations, vous essayez de résoudre l’énigme ensemble. Regardez comment les gars se sont battus. Nous avons joué jusqu’au dernier coup de sifflet. C’est ainsi que je vois les choses.»