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L’Impact joue au yoyo

L’équipe a du mal à trouver sa constance et le bon niveau d’engagement

Impact de Montréal
Photo Pierre-Paul Poulin L’attaquant Maximiliano Urruti est plus porté à tenter la passe au lieu de tirer vers le filet adverse.

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PHILADELPHIE | Le yoyo de l’Impact n’est pas fini. Après une semaine de trois matchs sans revers, le Bleu-blanc-noir s’est écroulé à Philadelphie samedi, baissant pavillon contre l’Union.

C’est le genre de match qui soulève quelques questions, surtout que l’équipe va jouer deux autres fois d’ici dimanche prochain.

Peut-être y avait-il un élément de fatigue, mais on a parfois senti un manque d’engagement ou à tout le moins d’énergie.

Cette équipe se retrouve constamment sur la mince ligne qui sépare une bonne d’une mauvaise prestation et samedi, on était du mauvais côté de la ligne.

Ce n’est pas de bon augure pour la rencontre de demain contre le Revolution en Nouvelle-Angleterre où l’équipe montréalaise en arrache généralement.

Et il faut bien le dire, cette équipe n’a pas la même âme quand Nacho Piatti n’y est pas et il ratera un sixième match de suite demain à Foxboro alors que sa présence demeure toujours incertaine pour la visite du Fire de Chicago au Stade Saputo, dimanche prochain.

État d’esprit

On a beaucoup parlé d’attitude et d’état d’esprit et c’est un discours intéressant quand ça va bien.

Mais qu’en est-il quand les choses tournent mal ? On a bien vu à Kansas City que cette équipe s’est liquéfiée alors qu’elle connaissait un très mauvais match.

Samedi, c’est un peu ça qui s’est produit. Tout a commencé par une erreur mentale qui a mené au premier but du match. Puis le Bleu-blanc-noir a mis du temps à se reprendre en mains.

Alors que ça se passait mieux, une autre erreur a provoqué un tir de pénalité en toute fin de première demie, ce qui a permis à l’Union de se forger une avance de deux buts.

Et les problèmes se sont poursuivis en seconde demie. Même si on voyait un certain changement de momentum dans le match, une suite d’erreurs défensives ont provoqué un troisième but pour

l’Union et le fossé était alors trop profond pour que l’Impact s’en extirpe.

Attaque

Et on doit le répéter encore, sans Nacho Piatti, cette équipe ne parvient pas à marquer.

Le Bleu-blanc-noir n’a inscrit que deux petits buts dans les cinq matchs qu’il a ratés jusqu’à maintenant et a été blanchi à trois reprises.

On note très peu de créativité offensive, les joueurs étant souvent hésitants dans le dernier tiers.

Maximiliano Urruti en est une belle preuve puisque même s’il est attaquant, il est plus porté à chercher la passe que d’opter pour le tir. De fait, il n’a que trois passes en sept matchs. Et ça n’enlève rien à l’énergie qu’il déploie.

Quant à Harry Novillo, disons seulement qu’il manque de vitesse et que son implication est à géométrie variable pour le moment.