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Centrale de Carillon: «Hydro ne contrôle que 4 gouttes sur 10 dans cette région»

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Érigée sur la rivière des Outaouais à Saint-André-d'Argenteuil dans les Laurentides en amont des villes d’Hudson, Oka, Vaudreuil-Dorion et Rigaud pour ne nommer que celles-là, la centrale de Carillon a fait l’objet de critiques de la part des citoyens qui demandaient à Hydro-Québec d’y intervenir afin de juguler la montée des eaux dans leurs municipalités. 

«Fermer les vannes à Carillon n’est malheureusement pas une option. Essayer de contenir l’eau fait en sorte que l’eau essaie de passer ailleurs et quand elle passe ailleurs que l’endroit où c’est prévu, ça devient incontrôlable», explique le porte-parole de la société d’État. 

La centrale au fil de l’eau de Carillon peut réduire le débit de l’eau, mais, il y a d’autres facteurs à prendre en ligne de compte: l’importance du couvert de neige, les précipitations à venir et un réchauffement rapide des températures qui jouent un rôle dans les inondations.Niveaux inférieurs 

«Les niveaux sont inférieurs à ce que l’on pouvait anticiper, il y a une semaine, mais c’est loin d’être terminé, il ne faut pousser qu’un demi-soupir de soulagement, car on attend des précipitations au cours des prochains jours. Les lieux des précipitations demeurent névralgiques, s’il y a de fortes quantités de pluies qui tombent plus au nord dans la portion nord de l’Outaouais et en Abitibi où la neige commence à peine à fondre, si l’on reçoit des quantités importantes d’eau, tout ça va redescendre vers le sud à travers la rivière Gatineau, des Outaouais et les autres cours d’eau, il y a des réservoirs à cet endroit qui peuvent capter une partie de l’eau, mais pas toute», détaille M. Labbé 

«Hydro ne contrôle que quatre gouttes d’eau sur dix dans cette région, donc six gouttes descendent naturellement jusqu’à la rivière des Outaouais où se trouve la centrale de Carillon, ajoute Francis Labbé d’Hydro-Québec. 

Le porte-parole de la société d’État rappelle aux citoyens l’importance de demeurer vigilants même si en ce moment, il y a une certaine accalmie, mais qu’en raison des précipitations attendues dès demain, il faut s’attendre à une remontée du niveau de l’eau. «Nous ne voyons pas pour l’instant de système qui pourrait nous permettre de revenir au niveau de 2017. Il ne faut surtout pas baisser la garde.» 

En 2017, le débit avait atteint un record de 9000 mètres cubes par seconde. 

Voici l’endroit où vous pouvez consulter les prévisions des niveaux d'eau et débit à venir.