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Fenêtre ouverte ou pas?

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Photo AFP Nathan MacKinnon est sans l’ombre d’un doute l’un des artisans de la victoire de l’Avalanche sur les Flames de Calgary.

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Après tout, Marc Bergevin soulève un bon point. « L’important, c’est d’accéder aux séries éliminatoires. Puis, on verra... »

À la lumière des résultats étonnants de la première étape du tournoi printanier, il faut croire que le nombre de points au classement du calendrier régulier est un baromètre mais quand on amorce l’autre saison, la vraie saison, plus rien ne tient.

Les statistiques ne sont que des points de référence et encore.

C’est à croire que le calendrier des matchs fournit de fausses informations. Que pendant 82 matchs, trop d’événements ont sans doute masqué la réalité surtout avec la parité qui modifie la donne.

Qu’une équipe récolte 128 points tombe au combat après six jours d’activités, c’est insensé. Et pourtant, le Lightning de Tampa Bay a succombé après avoir dominé dans une seule des 12 périodes de la compétition l’opposant aux Blue Jackets de Columbus.

Les Flames de Calgary, avec 107 points au compteur, ont été knockoutés par une jeune équipe qui, de peine et de misère, avait obtenu une qualification pour les séries éliminatoires.

Hier après-midi, les Bruins ont évité l’élimination face aux Maple Leafs de Toronto. Les deux équipes disputeront un septième et décisif match. Un peu comme le Super Bowl, un match décide de tout. Le match, soit dit en passant, sera disputé dans les villes des champions du Super Bowl, si ça peut avoir une signification quelconque.

On n’entendra plus les décideurs parler de la coupe Stanley. Ils ont déjà adopté le refrain : « Dans un premier temps, taillons-nous une place pour la deuxième saison, et, par la suite, on verra. »

Entre-temps, dans la recherche de l’excellence, ils tenteront de dénicher des joueurs qui, inévitablement, exerceront un impact majeur lors de la féroce compétition du printemps.

Surprises et revirements

Le hockey des séries est rempli de surprises. De revirements. C’est une épreuve de force qu’on ne voit pas pendant les six mois du calendrier. Au printemps, on se mesure à une équipe, la même, pendant 14 jours ou moins. C’est une bataille de tous les instants. C’est la loi du plus fort.

Mais, l’impensable ajoute au suspense. Un but chanceux en bris d’égalité, un joueur qui sort de l’ombre comme Jaden Schwartz, des Blues et qui marque les quatre derniers buts de son équipe.

Combien de fois entendez-vous les joueurs et les penseurs affirmer, « La fenêtre est ouverte, il faut en profiter. » D’autres souligneront, comme Carey Price, que le temps presse. « La fenêtre est toujours ouverte mais le temps devient un facteur important. »

Au fait, Carey, la fenêtre a-t-elle déjà été ouverte ? Et le sera-t-elle lors des prochaines saisons ? Une saison de 96 points peut fournir des espoirs pourvu qu’on parvienne à améliorer les effectifs.

On pourra alors parler de fenêtres...

MacKinnon : son équipe

Mais, il y a aussi des événements qui changent bien des prévisions. Exemple, l’Avalanche du Colorado.

Pour une formation qui, pendant quelques semaines, luttait pour sa survie, il est étonnant que, soudainement, l’Avalanche du Colorado se veut une formation vers qui les projecteurs sont tournés. Un peu comme dans le cas des Blue Jackets de Columbus, au repos depuis une semaine.

L’Avalanche reflète bien l’image d’une concession remplie d’espoir. Un joueur d’influence qui s’identifie comme le meilleur de la ligue, Nathan MacKinnon. Deux joueurs de très haut niveau, Mikko Rantanen et Gabriel Landeskog.

Un nouveau venu à la ligne bleue, Cale Makar qui s’est comporté comme un vétéran à ses trois premiers matchs avec l’Avalanche. L’équipe sélectionnera au quatrième rang lors du premier tour de l’encan des joueurs amateurs.

Bref, doit-on parler d’une fenêtre qui s’ouvre d’une façon inattendue ? On n’avait pas prévu une telle situation bien qu’on entretient toujours des réserves sur la probabilité que l’Avalanche pousse son parcours jusqu’au dernier droit.

Mais, voilà une équipe qui retiendra l’attention... et qui risque de tourner la manivelle de la fenêtre vers la droite pendant quelques saisons... Ce n’est pas nécessairement le cas pour les Blue Jackets : c’est maintenant ou...

Pas le choix

Rapidement, quelques bilans de fin de saison :

Tampa Bay : Julien BriseBois souligne qu’on ne peut ignorer les exploits de la saison régulière. Mais le statu quo est impensable après la déconfiture du printemps, par conséquent, des changements, à partir des administrateurs mais également au niveau de la surface de jeu sont à prévoir. Le flanc droit de l’unité défensive doit être modifié.

Calgary : Les Flames ont reçu un coup dans les flancs. Les joueurs de l’Avalanche leur ont servi une leçon sur tous les plans : exécution, rapidité, intensité et collectivité. Les 107 points serviront de baromètre mais les séries les ont ramenés sur terre. Bill Peter est-il un bon entraîneur quand vient le temps de modifier son plan de match ?

Pittsburgh : Jim Rutherford se donne quelques jours, peut-être quelques semaines pour dresser un plan de relance. Il y aura des changements à Pittsburgh, c’est clair. Phil Kessel sera sur le marché. Quelle décision prendra-t-on dans le cas de Evgeny Malkin, même s’il possède un contrat blindé ?

Winnipeg : L’avenir de Paul Maurice est incertain. Il a fait chou blanc une autre fois après avoir atteint la finale d’association la saison dernière. Jacob Trouba a possiblement disputé son dernier match avec les Jets.