/sports/fighting
Navigation

Le défi d’une carrière pour Oscar Rivas

Le boxeur affrontera Dillian Whyte en juillet à Londres

Rivas
Photo d’archives, DIDIER DEBUSSCHÈRE

Coup d'oeil sur cet article

«Il est temps de mettre toute la viande dans le BBQ!»  

C’est de cette façon imagé qu’Oscar Rivas (26-0, 18 K.-O.) analyse son combat contre le Britannique Dillian Whyte (25-1, 18 K.-O.) qui sera présenté à Londres le 20 juillet. Une expression similaire à celle d’un joueur de poker qui place tous ses jetons au centre de la table.  

Encore une fois, Rivas jouera gros dans ce duel. Même s’il sera encore dans la chaise du négligé, le protégé de GYM est confiant d’avoir les outils nécessaires pour décrocher le titre d’aspirant obligatoire WBC des lourds et un potentiel choc avec le champion Deontay Wilder.  

«Eddie Hearns (le promoteur de Whyte) avait bien aimé mon duel contre Bryant Jennings et il cherchait un bon adversaire pour son poulain, a raconté Rivas, lundi, au gymnase Sherbatov. Je suis content d’obtenir ce type de défi et c’est un rêve qui se réalise.  

«Je suis dans la meilleure période de ma carrière et je veux en profiter au maximum. J’ai l’intention de laisser une bonne carte de visite au réseau DAZN pour le futur.»  

Avant de penser à d’autres grands combats, Rivas doit d’abord battre Whyte, qui a une feuille de route très solide. Sa seule défaite est survenue contre Anthony Joshua.  

«Ça fait 10 ans que j’attends ce genre de combat et je suis très content enfin de l’obtenir, a souligné Rivas. J’ai commencé à regarder des vidéos de Whyte. C’est un boxeur fort physiquement, comme moi. Son style ressemble beaucoup au mien.  

«Je respecte sa technique, mais ce ne sera pas le cas le soir de notre combat.»  

Bonne décision  

Avant d’obtenir cette opportunité, Rivas était sur le point de signer un contrat de longue durée avec ESPN et Top Rank, comme son bon ami Eleider Alvarez. Par la suite, il se serait battu le 15 juin en sous-carte de Tyson Fury à Las Vegas.  

«J’ai été un peu chanceux. Mon gérant Stéphane Lépine était sur le point d’avoir les papiers en mains afin que je les signe, a raconté Rivas. Cependant, mon promoteur Yvon Michel lui a dit d’attendre pendant quelques jours avant de les compléter.  

«Il lui a mentionné que ça bougeait sur la scène internationale et que je pourrais obtenir une offre intéressante.»  

C’est à ce moment que le patron de Matchroom Boxing, Eddie Hearns, a déposé une offre très alléchante pour un duel contre Whyte à Michel et à Lépine. En voyant le montant de la bourse d’un million de dollars, une première pour lui, Rivas n’a pas hésité à accepter.  

Si le Montréalais d’origine colombienne avait signé les documents d’ESPN comme prévu, les discussions avec le clan Whyte auraient été beaucoup plus ardues. Sa patience a donc été récompensée.  

En bonne condition  

Après sa victoire contre Bryant Jennings, Rivas avait mentionné que son épaule droite le faisait souffrir depuis quelques semaines.  

«Le repos et les traitements de physiothérapie m’ont fait le plus grand bien, a mentionné le pugiliste. Je suis maintenant à l’aise. Je n’ai aucune inquiétude par rapport à mon prochain camp d’entraînement.  

«Je vais pouvoir pousser la machine à fond.»   

«Miller est stupide» –Oscar Rivas   

Une autre histoire de dopage a éclaboussé le monde de la boxe la semaine dernière alors que le poids lourd Jarrell « Big Baby » Miller a échoué à trois tests antidopage. Son combat de juin contre le champion unifié Anthony Joshua a été annulé. Une situation qui dégoûte Oscar Rivas.  

«Miller est vraiment stupide d’avoir agi de cette façon, a souligné le protégé de Marc Ramsay. Pendant ce temps, les autres poids lourds, comme moi, tentent de s’entraîner de façon propre.»  

Ce n’est pas la première fois qu’un poids lourd se fait prendre pour dopage au cours des dernières années. Le cas de Miller ressemble beaucoup à celui de Luis « King Kong » Ortiz.  

Le Cubain était en pleine ascension, en 2017, au moment où il s’est fait attraper. Il avait écopé d’une suspension d’un an par la WBA et d’une amende du WBC. Malgré tout, Ortiz s’était retrouvé dans un combat de championnat du monde après une victoire facile contre Daniel Martz à son retour dans le ring.  

On peut se demander quel type de sanction Miller pourrait recevoir des différents organismes de sanction dans les prochains jours.  

Système plus serré  

L’entraîneur Marc Ramsay croit que l’histoire de Miller est une bonne nouvelle pour la boxe.  

«On voit qu’on en prend de plus en plus, a-t-il souligné. On a passé l’époque où tout le monde pouvait passer sous le radar. À ce moment-là, on en suspectait plusieurs de consommer, de prendre des produits dopants.  

Avec VADA depuis quelques années, on voit le sérieux dans les démarches.»  

Il a vécu ce protocole avec Eleider Alvarez avant ses deux combats contre Sergey Kovalev.  

«Les personnes de VADA tentent vraiment de t’attraper de toutes les manières. Ils sont venus deux jours de suite. Ils ont fait le voyage à Bogota pour prendre des échantillons. Ils mettent les boxeurs à l’épreuve et c’est très bien ainsi.»  

Parlant d’Alvarez, tout indique qu’il reviendra sur le ring le 15 juin à Las Vegas.  

Il devrait affronter l’Américain Jesse Hart, mais aucun contrat n’est encore signé. Son camp d’entraînement s’est amorcé lundi.