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Attaque en manque de créativité

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Photo USA TODAY Sports Maximiliano Urruti n’a généré aucune chance de marquer contre Alejandro Bedoya et les autres joueurs de l’Union.

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En vue du match de samedi dernier à Philadelphie, les partisans de l’Impact pouvaient être confiants.

Après tout, au cours des trois matchs précédents, la troupe de Rémi Garde avait été en mesure d’accrocher un résultat, et ce, sans accorder de but.

Comme l’Union n’est pas nécessairement une des puissances de la MLS, on pouvait raisonnablement croire que l’adversaire était à la portée du Bleu-blanc-noir.

Mais ce match n’a jamais été joué. En fait, tous ceux qui ont payé pour un billet auraient dû être remboursés. L’ensemble des joueurs, et particulièrement ceux de l’Impact, a manqué d’enthousiasme et d’engagement physique.

Le genre de match qui donne mauvaise presse à la MLS en général. Si, par hasard, vous aviez enregistré cette rencontre, ça m’étonnerait que vous ayez pris le temps de la réécouter.

Attaque de tire-pois

Certes, on pourrait arguer que l’Impact jouait encore sans Ignacio Piatti. Le magicien argentin n’y était peut-être pas, mais ce n’est pas une excuse pour le XI montréalais.

Chez l’Union, Marco Fabian, probablement son meilleur joueur, manquait aussi à l’appel, et il a tout de même réussi à marquer trois buts.

En fait, j’ai l’impression que les trois jeux blancs consécutifs de l’Impact ont détourné notre attention des problèmes offensifs du club.

En quatre rencontres avant samedi, les Montréalais n’avaient marqué que deux fois. Rien pour écrire à sa mère.

Oui, Piatti, Piatti... je vous entends. Mais force est de constater que l’attaque du Bleu-blanc-noir manque de créativité. Elle peine à générer quoi que ce soit près du but adverse. C’est le désert offensif, et la traversée est longue et démoralisante pour les partisans.

Problème généralisé

À titre de comparaison, j’ai passé mon dimanche à regarder un autre match MLS entre le Los Angeles FC et les Sounders de Seattle. Les joueurs tentaient des jeux vers l’avant. Ils varient les passes, les combinaisons. À l’œil, c’était mille fois plus plaisant et je dois aussi souligner que les joueurs y ont fourni l’effort.

Entre ce match-là et celui de l’Impact, il y avait un monde de différence... et je suis poli.

Les partisans ont dû se creuser la tête pour trouver le joueur du match samedi. J’ai beau retourner cette rencontre dans tous les sens, je ne vois pas un joueur qui méritait d’être plébisciter.

Sur le premier but à Philadelphie, Daniel Lovitz, devant ses parents et amis, a commis une erreur grave. Un revirement nonchalant qui a permis à Corey Burke d’attaquer de front la défense montréalaise. Pour les arrières qui voyaient Burke à fond de train, ce n’était pas facile à gérer, mais l’ensemble du groupe aurait dû mieux faire. Même Evan Bush aurait pu avoir un meilleur positionnement et arrêter ce tir qui, de notre point de vue, ne semblait pas si dangereux.

Tant qu’à parler des problèmes offensifs du XI montréalais, il faudrait aussi parler de l’attaquant du club. Maxi Urruti se dépense peut-être sans compter, il est efficace défensivement, mais il ne fait pas ce qu’on demande d’abord à un attaquant : marquer.

En fait, l’Argentin peine même à tirer au but. Encore samedi, il n’a pas été en mesure d’envoyer le ballon sur le cadre.

Bref, deux ou trois joueurs ont joué un match moyen à Philadelphie, et je suis généreux.

Le reste... bof.