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La famille des deux noyés poursuit l’hôtel

Un père et son fils sont morts dans la piscine

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Photos d’archives Frédérique Giguère William Tchouamou Ganjui et son fils de 2 ans Menelik sont tous deux morts noyés en se baignant dans cette piscine de l’hôtel Residence Inn Montreal Westmount.

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Les proches d’un père et de son fils morts noyés dans la piscine d’un Marriott viennent d’intenter une poursuite de 3,9 M$ contre la chaîne d’hôtels, qu’ils tiennent pour responsable des décès.

« [L’hôtel] a négligé la sécurité des usagers en n’offrant aucune supervision à la piscine ni même de système d’alarme pour alerter le personnel en cas d’urgence », déplore la famille de William Tchouamou Ganjui et de son fils Menelik, dans la poursuite civile rendue publique hier au palais de justice de Montréal.

Le drame était survenu il y a trois ans, en avril 2016. Ce jour-là, M. Tchouamou, un programmeur informatique vivant au Massachusetts, était de passage en ville avec ses trois enfants âgés de 2 à 8 ans.

Il avait loué une chambre au Residence Inn Montreal Westmount quand, en fin de soirée, il a voulu aller se baigner dans la piscine de l’hôtel.

La petite famille était seule dans le local, lorsqu’à un moment, M. Tchouamou a glissé et s’est trouvé avec son plus jeune fils dans le bassin profond. Les deux autres enfants ont tenté de les aider, mais en vain, peut-on lire dans le document de cour.

William Tchouamou Ganjui et son fils de 2 ans Menelik.
Photo courtoisie
William Tchouamou Ganjui et son fils de 2 ans Menelik.

Porte barrée

« Un client les a vus de l’extérieur de la piscine, il a tenté de les aider, mais la porte était barrée, il fallait une carte d’accès pour entrer. Les secours sont arrivés tardivement », est-il indiqué dans la poursuite.

Le décès du père a été constaté sur place, tandis que le bambin de deux ans est décédé peu après à l’hôpital.

« [Les proches] ont souffert d’une douleur immense, qu’ils endurent et endurent en raison de cette mort évitable », peut-on lire dans le document de cour.

À moins d’un règlement à l’amiable, la cause devrait être prochainement présentée à un juge de la Cour supérieure du Québec. Les hôtels Marriott n’ont pas rendu l’appel du Journal.