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L’eau

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Voilà plus de 30 ans que j’entretiens une piscine dans ma cour et je suis un nageur moyen.

J’ai déjà eu des bateaux, j’ai encore une belle grosse chaloupe parce que j’adore la pêche et j’ai toujours rêvé d’un chalet sur le bord d’un lac.

Mais je vous fais une confidence : j’ai peur de l’eau.

Dans mon enfance, j’ai été marqué par la noyade de la petite Arbour qui avait 6 ou 7 ans à Sainte-Émélie.

Il y a quelques années, Manon et moi avons été déchirés par la noyade d’Adrien, un adorable Français début vingtaine, qui a péri quelques heures après notre départ de la pourvoirie Kanawata.

J’ai déjà été coincé sur le lac Saint-Jean déchaîné et une autre fois dans un orage extrêmement violent sur le Saint-Laurent près de Tadoussac.

Avec Carole, mon ex, on a déjà chaviré et vécu de longues minutes angoissantes sur le lac Parent aux Escoumins.

Je retourne sur l’eau, mais, au fond de moi, il y a toujours une crainte, une trouille.

FORCE DE la NATURE

Chaque printemps, lorsque reviennent les inondations, dans ma tête et dans mon cœur, c’est comme si débutait un grand incendie.

L’eau, c’est plus dangereux que le feu.

Les flammes, on finit par les éteindre.

Quand l’eau devient invasive, rien ne peut l’arrêter. Lorsque j’observe le débit de l’eau dans de grandes chutes ou dans les couloirs d’un barrage, je frissonne.

J’ai l’impression de guetter un monstre.

Chers sinistrés des eaux, j’ai de la compassion et je souhaite que cette crue s’arrête.

Que la vie redevienne normale. Que peut-on faire ?

MARDIAGE

  • Quand c’est rendu que tu fais sécher ta sécheuse...
  • Citation du criminaliste Marion Burelle au sujet de Justin Trudeau : « C’est un joli mannequin. »
  • Est-ce que ça existe un tatoueur sans dessin ?
  • La plus belle activité du mois d’avril, c’est d’attendre le mois de mai.

À DEMAIN

Ça doit être pour ça que je ne mets jamais d’eau dans mon vin.