/finance/business
Navigation

L’Ontario et les Maritimes sont dans la mire du quincaillier BMR

La croissance se fera cependant en douceur pour cette filiale de La Coop fédérée

GEN - PASCAL HOULE CHEF DE LA DIRECTION BMR
Photo Martin Alarie Le chef de la direction du Groupe BMR, Pascal Houle, pose fièrement devant le magasin de Sainte-Catherine, près de Montréal.

Coup d'oeil sur cet article

Tout en gardant un œil sur le Québec, le quincaillier BMR entend prendre de l’expansion en Ontario et dans les Maritimes au cours des prochaines années.

« Notre modèle d’affaires séduit de plus en plus de marchands. Pour nous, une grande croissance de notre chiffre d’affaires viendra de l’Ontario et des Maritimes », a indiqué le grand patron du Groupe BMR, Pascal Houle, en entrevue avec Le Journal.

Signe de cette croissance, BMR a notamment ajouté 26 nouveaux magasins à son réseau l’an dernier, dont 21 situés hors Québec. Du jamais vu pour la coopérative.

« L’Ontario, c’est le plus grand marché du Canada où on est peu présent. C’est un marché potentiel pour nous de 13 milliards $, qui est très différent de celui du Québec », a fait valoir M. Houle.

D’ici 5 ans, BMR aimerait ainsi faire passer le nombre de magasins affiliés en Ontario de 8 à plus de 50.

Au Québec, BMR ne cache pas non plus ses ambitions avec ses 267 magasins liés à son réseau.

La chaîne de quincailleries croit que le mouvement de consolidation au sein de l’industrie se poursuivra au cours des prochaines années.

Résultat : la chaîne de quincailleries croit qu’elle pourrait voir une trentaine de nouveaux magasins se joindre à son réseau québécois d’ici 5 ans, pour atteindre les 300 succursales.

Les Québécois rénovent

Alors que le parc immobilier du Québec demeure l’un des plus âgés au pays, le Groupe BMR est d’avis que les dépenses des Québécois en rénovation demeureront importantes.

Annuellement, les consommateurs québécois dépensent plus de 9 milliards $ en matériaux et accessoires de quincaillerie de toutes sortes.

« C’est un marché en croissance. La vigueur de l’économie du Québec nous a permis de hausser nos revenus l’an dernier de près de 6 %. On profite de cette effervescence », a précisé le chef de la direction de BMR.

Quant à la vente d’appareils électroménagers comme des frigos, des poêles et des lave-vaisselle, le Groupe BMR n’a pas l’intention, du moins pour le moment, de se lancer dans ce créneau.

Au Québec, le Groupe BMR revendique la deuxième place derrière RONA/Lowe’s avec 16 % des parts de marché.

Le Groupe BMR fait partie de la Coop fédérée, qui a annoncé des revenus record de 6,5 milliards $ en 2018, en hausse de 244 millions $ (+3,7 %).

Le Groupe BMR en bref

  • Chef de la direction : Pascal Houle
  • Ventes annuelles : 936,8 millions $
  • Nombre de magasins : 310
  • Nombre d’employés : 8000

Bannière La Shop : des magasins plus petits adaptés à une clientèle urbaine

Avec le concept de sa nouvelle bannière La Shop, BMR cherche à répondre aux besoins personnalisés d’une clientèle urbaine jeune et branchée.

Au cours des prochaines semaines, BMR ouvrira sa deuxième quincaillerie urbaine La Shop, cette fois du côté de Mont-Royal.

Une première succursale a été ouverte l’an dernier dans le quartier Griffintown, situé à proximité du centre-ville de Montréal.

Le chef de la direction de BMR, Pascal Houle, ne cache pas que cette nouvelle famille de magasins plus petits se veut une réponse directe au commerce électronique qui brasse actuellement le secteur traditionnel de la vente au détail.

Avec des magasins moins grands, La Shop offre sous le même toit des produits et des services pour une clientèle très urbaine habitant en condos.

Par exemple, avec un achat de 75 $, les clients peuvent emprunter pour quatre heures des outils allant de la perceuse ou de l’escabeau à la scie à onglets.

La Shop prévoit également offrir à son magasin de Mont-Royal la recharge de savon, permettant aux clients de recharger leurs propres bouteilles de savon afin de réduire leur empreinte écologique.

« Cette nouvelle bannière est pour nous un laboratoire. Avec ce que les gens apprécient, on pourra alors exporter certains produits et services par la suite dans l’ensemble de nos magasins BMR », explique M. Houle.

La techno

Le Groupe BMR dit avoir entrepris un virage technologique. Ce virage s’est traduit par la refonte de son site web transactionnel et la mise en service d’un entrepôt centralisé.

Cette transformation numérique se fait déjà sentir alors que les ventes en ligne sont en nette augmentation chez BMR.

Au cours des prochaines années, les magasins de BMR devraient ainsi être plus petits et plus rapides à fournir des produits et services aux consommateurs sur le web.