/news/currentevents
Navigation

Une élue de Montréal en a assez d’être harcelée

La mairesse d’arrondissement Sue Montgomery a livré un poignant témoignage au procès de l’accusé

Coup d'oeil sur cet article

« Une mairesse d’arrondissement en a assez d’être suivie et filmée par un Montréalais qui en a fait sa cible », a-t-elle laissé tomber, mardi, au procès de l’homme accusé de harcèlement.   

« Ça me rend malade... Ça va trop loin, il y a trop d’événements... Et quand je lui demande ce que ça va prendre pour qu’il arrête, il n’a pas de réponse », a dit Sue Montgomery, mardi, au palais de justice de Montréal.   

Depuis plus de 20 ans maintenant, la mairesse de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce dit être prise à partie par Robin Edgar, un ancien fidèle d’une Église que fréquente Mme Montgomery.   

Accusations d’abus sexuels   

Pour une raison non expliquée à la cour, il est convaincu que la femme est responsable d’abus sexuels commis par l’Église aux États-Unis.  

« Il a commencé à se manifester devant l’église, en 1998... À un moment, j’ai arrêté d’y aller pour ne plus le croiser », a-t-elle expliqué.  

Selon la mairesse, Robin Edgar pouvait se présenter aux conseils de la Ville pour poser des questions à propos d’elle, ou encore l’attendre dans des événements où elle avait annoncé sa présence.  

Il parle régulièrement d’elle sur des vidéos mises en ligne sur YouTube ou sur son propre blogue, et utilise largement Twitter pour faire passer ses messages.  

Mais la goutte qui a fait déborder le vase, a dit Mme Montgomery, c’est quand elle l’a croisé au coin de la rue où elle habite.   

Violence psychologique  

« C’est de la violence, de la violence psychologique », a-t-elle affirmé à la cour, en espérant que ce comportement cesse.  

Le procès, devant la juge Flavia Longo, devrait se poursuivre mercredi.