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Hypothèse d’entente chez ABI: un «copier-coller» de l’offre patronale, disent les syndiqués

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Le syndicat des employés d’ABI accuse le ministre provincial du Travail Jean Boulet d’avoir «copié-collé» la dernière offre patronale en soumettant aux parties une hypothèse de règlement visant à résoudre le conflit de travail en vigueur depuis 15 mois.

«Cela dit, nous réitérons notre ouverture à négocier avec l’employeur pour arriver à une entente à la satisfaction des deux parties, comme cela est le cas depuis le début du conflit», a nuancé le président de la section locale 9700 des Métallos, Clément Masse, qui refuse de commenter en détail le contenu de la proposition.

Malgré cet accueil glacial, M. Masse a indiqué que l’hypothèse de règlement sera présentée aux syndiqués au cours des prochains jours.

Déception

Confronté à ce rejet, le ministre Boulet s’est dit «extrêmement déçu» de la déclaration des syndiqués. «Le vocabulaire employé par le syndicat laisse croire qu'il n'a pas fait une analyse rigoureuse de l'hypothèse de règlement», a commenté le ministre Boulet, par communiqué.

«Des concessions ont été demandées aux deux parties. Je souhaite que les salariés puissent l'analyser et s'exprimer de façon libre et volontaire», a-t-il ajouté.

Réponse positive du patronat

Pour sa part, l’Aluminerie de Bécancour (ABI) a répondu «positivement» à l’hypothèse de règlement soumise par le ministre Jean Boulet, la semaine dernière.

«Bien que l'hypothèse demande de la flexibilité sur la position de négociation d'ABI, elle constitue une étape positive pour parvenir à une entente», a indiqué par communiqué la partie patronale, sans s’engager à accepter l’hypothèse telle que déposée.

ABI disait espérer que le syndicat considère cette hypothèse comme un «cadre de travail» qui pourra mener à une entente négociée.

Le ministre du Travail Jean Boulet avait déposé mercredi dernier une hypothèse d’accord pour tenter de résoudre l’impasse dans les négociations entre les patrons et les syndiqués d’ABI. M. Boulet avait dit de cette hypothèse qu’elle était «acceptable et raisonnable» et qu’elle exigeait des concessions des deux parties.

Quelque 1030 employés de l’Aluminerie de Bécancour sont en lock-out depuis le 11 janvier 2018 à la suite de la décision d’Alcoa et de Rio Tinto Alcan de fermer temporairement l’usine, située dans le Centre-du-Québec.