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Mort écrasé sous une camionnette

La CNESST dévoile son rapport d’enquête

Le garagiste Jean-Yves Godin, 60 ans, est mort écrasé sous le poids d’une camionnette alors qu’il effectuait un changement d’huile.
Photo courtoisie, Serge White Le garagiste Jean-Yves Godin, 60 ans, est mort écrasé sous le poids d’une camionnette alors qu’il effectuait un changement d’huile.

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C’est la défaillance du pont élévateur qui a causé le décès d’un mécanicien , mort écrasé en septembre dernier à Saint-Raymond.

Après avoir complété son enquête, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé les causes de l’accident, mercredi.

L’accident qui a coûté la vie à Jean-Yves Godin, 60 ans, copropriétaire du Garage Jean-Yves Godin Inc., est survenu le 24 septembre 2018, vers 10 h 30.

Peinture et lubrifiant

Selon le rapport, le mécanicien effectuait un changement d’huile sur une camionnette GMC Sierra 2500.

« Pour ce faire, il a placé les bras de levage du pont élévateur sous le châssis et l’a actionné. Le mécanicien s’est ensuite placé sous l’avant du véhicule. »

« Alors qu’il dévissait le boulon du réservoir d’huile, les bras de levage arrière du pont élévateur ont pivoté vers l’extérieur, causant ainsi le glissement du véhicule [...], écrasant le mécanicien. »

Le pont élévateur avait été acheté neuf. Toutefois, le manuel de l’opérateur n’était pas disponible sur les lieux, ont observé les enquêteurs.

De plus, l’entreprise ne possédait pas de rapport d’inspection ni de fiche d’inspection du pont élévateur. L’ensemble de l’appareil, incluant les butées du dispositif de blocage (roue dentelée), a été peint et lubrifié au printemps 2018 par le propriétaire, ce qui aurait altéré le fonctionnement des dispositifs de blocage des bras de levage.

D’après le rapport d’enquête, la peinture et la lubrification du dispositif de blocage ont été des éléments qui ont contribué à l’accident.
Photo courtoisie, CNESST
D’après le rapport d’enquête, la peinture et la lubrification du dispositif de blocage ont été des éléments qui ont contribué à l’accident.

« En effet, la peinture réduit la profondeur des dents devant s’imbriquer l’une dans l’autre et la présence de lubrifiant facilite le glissement entre le système de retenue et de butée », peut-on lire.

Trois causes

Au cours de son enquête, la CNESST retient donc trois causes pour expliquer l’accident : le véhicule soulevé par le pont élévateur a chuté à la suite de l’ouverture inopinée des bras de levage, les travaux d’esthétique effectués sur le pont élévateur ont altéré le fonctionnement des dispositifs de blocage et la formation concernant l’utilisation du pont élévateur était déficiente. 

Dispositif de blocage à l’état neuf
Photo courtoisie, CNESST
Dispositif de blocage à l’état neuf

La CNESST recommande aux garagistes d’effectuer un meilleur entretien des ponts élévateurs et de s’assurer que le personnel soit bien formé pour une utilisation sécuritaire.

Les conclusions de l’enquête seront transmises à l’ensemble des intervenants du milieu afin de prévenir d’autres accidents similaires.