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Bon débarras: un site pour les amateurs de «ventes de garage» et d’économie circulaire

Bon débarras: un site pour les amateurs de «ventes de garage» et d’économie circulaire
Courtoisie

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Si les boîtes de carton s’amoncellent dans ta chambre après un ménage du printemps, la plateforme bon débarras pourrait venir à ta rescousse.

Que ce soit pour trouver ou afficher des ventes-débarras (ventes de garage), de déménagement, de succession ou des friperies, le site internet bon débarras vise à rassembler le plus d’évènements de ventes d’objets de seconde main possible à travers la province.

«Le but est de mettre en relation les vendeurs qui manquent de visibilité et les acheteurs», explique la cofondatrice Julie Magnien, qui a démarré le projet en 2017. «Notre motivation première est d’encourager l’économie circulaire et la réutilisation des biens.»

Julie Magnien avec ses filles Lisa et Clémence
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Julie Magnien avec ses filles Lisa et Clémence

L’usager qui souhaite se départir de ses objets peut créer une annonce gratuitement sur le site avec les informations relatives à la vente, comme le type d’objets vendus, le lieu, l’heure, etc.

Les vendeurs qui désirent mettre leur annonce «en vedette» sur la plateforme doivent payer 6,90 $. La personne qui navigue sur bon débarras peut se géolocaliser pour trouver des ventes à proximité. 

Bon débarras: un site pour les amateurs de «ventes de garage» et d’économie circulaire
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Il y a également une section «Conseils» où vendeurs et acheteurs peuvent s’informer sur plusieurs sujets, comme les réglementations municipales ou encore la bonne manière de débusquer de l’or de pacotille.

«J’ai à cœur que les gens puissent mieux connaître ce qui se cache derrière leur achat» confesse Julie.  

La cofondatrice de 34 ans, qui est aussi maman de trois, veut sensibiliser les prochaines générations à la réutilisation, notamment en organisant des ventes-débarras dans des écoles primaires.

 

Adepte de la brocante depuis l’enfance

«Ma mère était antiquaire donc j’ai eu la piqûre pour cet univers lorsque j’étais petite», relate la Française d’origine.

Sa passion l’a suivie jusqu’ici à Montréal, sa terre d’accueil depuis 3 ans. «J’essayais de dénicher des ventes de garage sur internet, mais j’ai vite réalisé qu’il était difficile de s’y retrouver. C’est là que j’ai eu l’idée de bon débarras».

Avec son conjoint, ils ont pensé à un design pour leur page internet et ont fait affaire avec des développeurs web montréalais pour la mettre sur pied.

Bon débarras: un site pour les amateurs de «ventes de garage» et d’économie circulaire
Crédit: Unsplash

Depuis sa création, bon débarras a été consulté par près de 70 000 utilisateurs et plus 3500 annonces y ont été affichées.

Une passion plus qu’un gagne-pain

Malgré des premières années prometteuses, Julie avoue ne pas pouvoir vivre de son projet pour l’instant. «On commence tout juste à faire un peu d’argent», admet-elle.

L’ancienne conseillère en communication a investi beaucoup dans bon débarras.

«Parfois, on a de la difficulté à garder la flamme, surtout dans les saisons mortes comme l’automne et l’hiver. Mais la réaction positive des usagers nous pousse à continuer».

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Crédit: Unsplash

D’ici quelques années, Julie espère étendre son concept à l’ensemble du pays.

Sur ce, bon ménage du printemps! 

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