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BRP a menacé de réduire certaines activités au Québec

lac Larouche
Photo courtoisie, Pierre Dépôt

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Bombardier Produits récréatifs (BRP) a invoqué l’avenir de ses activités de recherche et développement au Québec lorsque le gouvernement a voulu exproprier un lac privé qui se trouve au cœur de l’agrandissement du parc du Mont-Orford.

« En 2015, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a décidé de surseoir à l’acquisition du lac La Rouche, puisque celui-ci sert aux activités de BRP et que celles-ci sont incompatibles avec celles qui se pratiquent dans un parc national », a indiqué hier au Journal une porte-parole gouvernementale, Catherine Ippersiel.

Le lac de 744 000 mètres carrés appartient à Placements Bombardier, une firme de la famille Bombardier, et BRP y effectue occasionnellement des tests de motomarine. Les employés de BRP peuvent aussi aller y pêcher.

« En tout temps »

« Placements Bombardier a indiqué qu’elle doit avoir accès au lac La Rouche en tout temps », a précisé Mme Ippersiel.

« L’entreprise mentionnait également que si l’accès au lac n’était plus possible, cela pourrait compromettre la viabilité de ses activités de recherche et développement », a ajouté la porte-parole du ministère des Forêts.

En 2014-2015, le gouvernement a mis de côté 1,8 M$ pour acheter le lac La Rouche, soit près du triple de sa valeur foncière.

L’abandon des démarches d’expropriation déçoit grandement l’environnementaliste Pierre Dépôt, qui habite dans le secteur. Robert Benoît, président de Memphrémagog Conservation et ancien député libéral d’Orford, aurait lui aussi préféré que le lac soit exproprié, mais il voit dans la décision de Québec un compromis acceptable.

BRP emploie environ 2500 personnes au Québec.