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Taux directeur inchangé : l’immobilier va continuer à grimper au Québec

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OTTAWA | La décision de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur au même niveau pour une longue période conforte le marché immobilier québécois en plein essor, lui permettant de poursuivre sur sa lancée.

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La banque centrale canadienne a annoncé, mercredi, que son taux directeur demeurera à 1,75 %. Pour une première fois depuis l’automne, elle n’a pas accompagné sa mise à jour d’un avertissement que ce taux en viendrait à augmenter prochainement.

«Le grand épouvantail qui nous faisait un peu peur, c’était cette possibilité de hausse d’intérêts éventuelle», a réagi Marc Lefrançois, courtier immobilier chez Royal LePage, en soulignant que le changement de ton de la Banque du Canada vient enrayer cette menace.

À ses yeux, le maintien du taux directeur à son niveau en vigueur depuis octobre aura pour effet de garder les prêts hypothécaires à des taux avantageux.

«J’ai l’impression que ça va continuer à alimenter les marchés immobiliers au Québec », a-t-il ajouté.

Chômage peu élevé

Dans un bulletin sur le marché de l’habitation publié en mars, Desjardins souligne que l’année 2018 a été «exceptionnelle» et entrevoit que 2019 sera aussi marquée par une activité élevée même si dans une moindre mesure.

Pour Hélène Bégin, économiste principale chez Desjardins, le positionnement enviable de la province est surtout attribuable au faible taux de chômage.

«À la base, le déclencheur dans le marché immobilier est le revenu des ménages et le critère principal est si les gens ont un emploi», a-t-elle expliqué.

Elle rappelle en outre que le marché de l’habitation québécois n’a pas subi de revers après que la Banque du Canada ait haussé cinq fois son taux directeur en 2017.

«Même si les taux d’intérêts et hypothécaires ont augmenté [...] le marché immobilier au Québec est vraiment très fort», a-t-elle souligné.

De leur côté, les marchés de Vancouver et de Toronto affichent un creux après avoir connu une bulle immobilière. Si l’effervescence du marché montréalais fait augmenter les prix des habitations, les analystes ne craignent pas que la surenchère prenne des proportions démesurées.