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Un criminel ayant tué trois personnes encore arrêté

On lui reproche d’avoir menacé de mort une femme au mois de février dernier

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Un Montréalais de 39 ans qui a déjà causé la mort de trois personnes se retrouve à nouveau derrière les barreaux, notamment pour avoir menacé de tuer une femme, a appris Le Journal.

La lourde feuille de route criminelle de Ryan Patrick McPhee pourrait bien s’allonger s’il est reconnu coupable des plus récents délits qui lui sont reprochés.

Arrêté en février par la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, le Montréalais a fêté son 39e anniversaire en détention.

D’après la dénonciation obtenue par Le Journal, McPhee est inculpé de voies de fait simples, voies de fait armées et menaces de mort à l’endroit d’une femme dont on doit taire l’identité sur ordre du tribunal.

Selon le même document judiciaire, l’accusé aurait aussi commis un méfait à la résidence de la dame, à Chambly, et aurait tenté de la forcer, par la menace ou la violence, à lui fournir de l’argent ou un véhicule.

Les crimes allégués se seraient produits entre mai 2013 et février 2019.

Or, pendant une bonne partie de cette période, Ryan Patrick McPhee était détenu dans un pénitencier.

En décembre 2014, le juge Jean-Pierre Boyer l’a condamné à une peine d’emprisonnement de quatre ans pour avoir causé la mort de son ami Derek Pion en conduisant en état d’ébriété.

L’homme de 38 ans est décédé par une soirée pluvieuse de décembre 2010 lorsque la voiture de McPhee s’est encastrée sous un semi-remorque stationné dans l’arrondissement de LaSalle, à Montréal.

Il n’en était toutefois pas à ses premiers démêlés avec la justice.

Battus à mort

En 1995, McPhee et deux complices ont battu à mort un couple de septuagénaires montréalais chez qui ils s’étaient introduits pour commettre un vol.

Le révérend Frank Toope et sa femme Jocelyn ont été tués à coups de bâton de baseball par les trois adolescents âgés de 13 et 14 ans.

Comme il était mineur lors des meurtres, McPhee n’a écopé que de trois ans de réclusion dans un centre fermé, une peine qui avait choqué la population autant que le crime odieux à son origine.

Alcoolique et violent

Lors d’une demande de libération conditionnelle qui lui a été refusée en 2016, le trentenaire avait avoué aux commissaires être un homme alcoolique et violent.

Il a toutefois pu quitter le pénitencier l’année suivante.

Le mois dernier, la juge Julie-Maude Greffe a refusé de remettre McPhee en liberté dans l’attente de son procès à venir.

Le prévenu devait subir son enquête préliminaire mardi, au palais de justice de Longueuil, mais un revirement de situation a bousculé les procédures.

Les avocats ont informé le juge Marc Bisson que d’autres accusations, de nature sexuelle cette fois, pourraient être déposées prochainement contre McPhee.