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Colombie-Britannique: la décriminalisation de la possession de drogue réclamée

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VICTORIA – La directrice de la santé publique de la Colombie-Britannique demande au gouvernement provincial d’aller de l’avant avec la décriminalisation de la possession de drogue afin d’endiguer la crise des surdoses.

Rappelant que plus de 3000 personnes sont mortes en Colombie-Britannique d'une surdose au cours des deux dernières années, la médecin-hygiéniste Dre Bonnie Henry a exhorté mercredi Victoria à envisager la décriminalisation de la possession de drogues illégales pour usage personnelle.

«Les experts conviennent que les lois sur les drogues existantes stigmatisent davantage les personnes vivant avec une dépendance, un problème de santé chronique et récurrent», a déclaré la Dre Henry, en marge du dévoilement d’un rapport de 49 pages sur la question.

Même si Ottawa n’a pas l’intention d’aller dans ce sens, Bonnie Henry est d’avis qu’une «action provinciale immédiate est justifiée» et propose deux avenues.

La première consiste à utiliser la législation provinciale qui permet au ministre de la Sécurité publique d’établir les grandes priorités provinciales et ainsi permettre aux policiers d’envoyer les gens vers les services sociaux ou de santé et ainsi privilégier des sanctions administratives plutôt que pénales.

La deuxième option consiste à élaborer un nouveau règlement de la loi sur la police pour inclure une disposition qui empêche tout membre d'un corps de police en Colombie-Britannique d’utiliser des ressources pour des possessions simple des drogues.

Dans son rapport, la médecin-hygiéniste soutient qu’une trentaine de pays dont le Portugal, l’Espagne, la Norvège ont fait ce pas.