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Comparution pour viol présumé: la crédibilité de la plaignante sera testée

L’enquête préliminaire de Rozon se fera en novembre

Gilbert Rozon
Photo d'archives, Chantal Poirier En janvier, peu avant sa première comparution pour une accusation de viol, Gilbert Rozon avait dû se présenter à la police pour faire prendre ses empreintes digitales.

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Gilbert Rozon a reçu l’ordre d’être présent à la cour pour son enquête préliminaire prévue en novembre, où il devra écouter le témoignage de la femme qu’il aurait violée.

« La défense demande la présence de la plaignante afin de la contre-interroger, ainsi que la présentation de sa déclaration vidéo [aux policiers] », a expliqué jeudi le procureur de la Couronne Bruno Ménard, au palais de justice de Montréal.

Rozon, 64 ans, était encore absent à la cour, comme il en avait le droit. Mais il n’aura pas ce luxe à la prochaine audience.

« On comprend que l’accusé sera là à la prochaine date », s’est d’ailleurs assuré le juge Denis Mondor.

Le fondateur de Juste pour rire sera donc là pour écouter le témoignage de la femme qu’il aurait violée en 1979 à Saint-Sauveur, alors qu’il venait d’obtenir son diplôme en droit. Il est aussi accusé d’attentat à la pudeur.

Selon les lois de l’époque, il risque la prison à vie s’il est déclaré coupable, mais il n’y a pas de peine minimum.

Avant le procès, un juge devra écouter la preuve de la Couronne afin de vérifier que cela justifie les accusations. Cette étape aurait pu se dérouler plus tôt, mais les avocats n’étaient pas disponibles.

« À ce stade-ci, [les délais] ne sont pas une préoccupation active dans ce dossier », a expliqué Me Ménard.

Action collective

Son vis-à-vis de la défense, l’avocat Pierre Poupart, n’a pas voulu commenter. Considéré comme l’un des meilleurs avocats de la défense au Québec, Me Poupart a déjà défendu Rozon dans les années 1990, quand ce dernier avait obtenu l’absolution pour une agression sexuelle sur une jeune femme de 19 ans au Manoir Rouville-Camp­bell, à Mont-Saint-Hilaire.

En plus de ces accusations, Rozon fait également face à une action collective de plus de 10 millions $, intentée par le collectif Les Courageuses, qui l’accuse d’être un « prédateur sexuel ».

Une partie des femmes ayant fondé ce groupe avaient aussi porté plainte à la police, mais après l’étude de leurs dossiers respectifs, la Couronne n’avait déposé aucune accusation.