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Club illico: Mariloup Wolfe réalisera Mon fils

Une nouvelle série de Club illico portera sur la schizophrénie

Après avoir terminé la réalisation de son deuxième film, Mariloup Wolfe reprend du service derrière la caméra pour Club illico.
Photo courtoisie, Bertrand Calmeau Après avoir terminé la réalisation de son deuxième film, Mariloup Wolfe reprend du service derrière la caméra pour Club illico.

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Mariloup Wolfe réalisera la nouvelle série dramatique de Club illico. Mon fils racontera l’histoire de Jacob, un jeune homme qui apprend, à 18 ans, qu’il devra composer pour le reste de sa vie avec la schizophrénie. Sa mère sera incarnée par Élise Guilbault, alors que les six épisodes sont signés par le tandem Anne Boyer et Michel D’Astous.

Le reste de la distribution de ce drame, dont les tournages débuteront en juillet, n’est pas encore complété.

Dans presque toutes les séries qu’ils ont coécrites depuis 30 ans (Deux frères, Nos étés, Yamaska, L’heure bleue), les auteurs ont abordé la thématique de la maladie mentale par le truchement de personnages secondaires.

Cette fois-ci, il s’agit, pour une rare fois à la télévision québécoise, du sujet principal. « On l’a vu au cinéma, dans Mommy (Xavier Dolan), par exemple. Pour des séries, je ne crois pas que ç’a été fait. C’est un méchant défi », a expliqué l’auteur et producteur Michel D’Astous jeudi, à l’autre bout du fil.

« L’idée est venue d’un débat social qu’il y avait dans les journaux au printemps dernier, a-t-il ajouté. Il y a eu une série d’articles sur des cas de maladie mentale, de gens suicidaires qui étaient renvoyés chez eux et qui passaient à l’acte. »

Parcours du combattant

Mon fils suivra le parcours « émotif et social » de Jacob, un étudiant de 18 ans qui consomme des drogues, de l’éclosion de la maladie jusqu’à son rétablissement.

Élise Guilbault
Photo d'archives, Agence QMI
Élise Guilbault

Les six épisodes d’une heure chacun couvriront une période de trois ou quatre ans, et exploreront un éventail de thèmes comme la honte et le rejet, mais surtout les conséquences de la maladie mentale sur la famille. Sa mère, Marielle (Élise Guilbault), se battra contre le système de santé.

Le reste de la famille sera constitué de son père, Vincent, séparé de sa mère, et de sa jeune sœur de 15 ans, Laurence.

Les deux auteurs de la série, Michel d’Astous et Anne Boyer.
Photo courtoisie
Les deux auteurs de la série, Michel d’Astous et Anne Boyer.

Michel D’Astous et sa complice voulaient faire une série bouleversante, mais pas sombre pour autant.

« On veut que les gens ne voient pas la maladie mentale comme une condamnation à vie. On veut raconter une histoire où la personne a un cheminement positif », a-t-il expliqué.

Il aimerait aussi que le public atténue ses peurs et ses préjugés face à la schizophrénie, trop souvent associée, à tort, à des gens violents, a-t-il souligné.

Les auteurs ont recueilli beaucoup de témoignages pour construire leur série. « On est allés dans les hôpitaux. On a côtoyé des schizophrènes à toutes les étapes de la maladie », a rapporté Michel D’Astous.

On saura plus tard cette année à quel moment la série sera diffusée sur Club illico. Quant à Mariloup Wolfe, elle vient tout juste de réaliser son deuxième long métrage, Jouliks. Elle s’était aussi glissée derrière la caméra pour la première saison de Ruptures, Hubert et Fanny et 30 vies, entre autres.