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Rupture du barrage de la Chute-Bell: «s’il y a un gros coup d’eau, les dégâts vont être assez importants»

Rupture du barrage de la Chute-Bell: «s’il y a un gros coup d’eau, les dégâts vont être assez importants»
Capture d'écran TVA Nouvelles

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Obligé d’évacuer ses installations menacées par la rupture possible du barrage de la Chute-Bell dans les Laurentides, le propriétaire de Propulsion Rafting, Nicolas Achim, s’est entretenu jeudi avec Mario Dumont au sujet de l’événement qui pourrait bouleverser la vie des habitants du secteur.

«Il y a un coup d’eau exceptionnel, la rivière atteint pratiquement 1000 mètres cubes présentement. C’est son record connu, si on regarde les statistiques que l’on a sur environ 35-40 ans», a dit M. Achim sur les ondes de QUB radio.  

Ce dernier a ainsi été dans l’obligation d’abandonner jeudi après-midi le site de son entreprise, situé aux abords de la rivière Rouge, à une quinzaine de kilomètres du barrage de la Chute-Bell.  

En entrevue téléphonique, il a spécifié que, malgré la gravité potentielle de la situation, l’évacuation des lieux s’est bien déroulée.  

«Ça s’est fait calmement, on n’est pas très nombreux dans le coin non plus. On a reçu un appel tout simplement de la SQ m’avisant qu’il fallait évacuer l’endroit et, après, j’ai entendu l’alerte», a-t-il indiqué.  

Cela dit, même si le propriétaire de Propulsion Rafting est parvenu à se mettre en sécurité, les installations de son camp de base pourraient être durement touchées si le barrage venait à céder.  

«Nos bâtiments [sont construits] sur des dalles de béton, il n’y a pas de sous-sol. [Donc, pour le moment], on est correct. Mais, si l’eau monte encore d’un pouce ou deux, on a de l’eau partout dans les bâtisses. C’est sûr que s’il y a un gros coup d’eau, les dégâts vont être assez importants quand même. Ça pourrait un petit peu amocher les choses», a-t-il estimé.  

Nicolas Achim a également soulevé qu’il n’était pas le seul dans cette situation, alors que d’autres de ses concitoyens à Grenville-sur-la-Rouge pourraient subir le même sort.  

«Il y a des chalets, mais il y a plusieurs résidents quand même», a-t-il noté.  

Rappelons que la Sécurité publique du Québec a ordonné cet après-midi l’évacuation de la zone à risque. Environ 250 citoyens sont touchés par l’avis.

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