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Steven Butler dans la cour des grands

Steven Butler dans la cour des grands
Photo Martin Alarie

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Dans une semaine jour pour jour, le pugiliste montréalais Steven Butler va réaliser son rêve de jeunesse lorsqu’il se battra dans la capitale de la boxe, Las Vegas.

Le boxeur de 23 ans aura d’ailleurs fort à faire, car il sera opposé à l’Ukrainien Vitali Kopylenko (28-1-0, 16 K.-O.), un adversaire qui n’est pas piqué des vers. Il s’agira d’un véritable test pour Butler (26-1-1, 23 K.-O.), mais le Québécois assure qu’il sera prêt, d’autant plus que le titre WBC International des poids moyens sera à l’enjeu.

«Ce combat-là, je l'imagine depuis 11 ans, peut-être même 12, a-t-il indiqué à la chaîne TVA Sports. Lorsque j’ai commencé à boxer à 11 ans, c’était déjà quelque chose que je voulais faire, me battre aux États-Unis.»

Cela fait seulement quelques jours que Butler et son équipe savent qu’ils affronteront Kopylenko. Et ils se méfient.

«On s’attend à un boxeur fort techniquement. C’est un grand boxeur qui a une bonne force de frappe, qui a un bon "jab", a expliqué l’entraîneur de Butler et ancien poids lourd, Jean-François Bergeron. On ne s'attend pas à un combat facile.»

Le camp d'entraînement de Butler a finalement duré cinq mois. La préparation est optimale et il doit maintenant livrer la marchandise.

«Le but, ce n’est pas d’être expéditif là-bas, a souligné Bergeron. Le but, c’est de voir et d’assimiler ce qui se passe, de prendre le contrôle du ring et de la distance avec son "jab", et d’être alerte afin de bloquer son "jab". On a beaucoup travaillé la défensive. On veut que Steven soit un champion et qu’il le soit longtemps. Pour cela, il faut une défensive.»

Période de doute

Avant d’être fixé quant au combat du 2 mai, Butler a vécu des montagnes russes au cours des derniers mois. Combat reporté, incertitude et changements d'adversaire : ce fut extrêmement frustrant pour le jeune homme.

«J'ai même dit que je n'aimais plus la boxe. Je disais : "la boxe, c'est ci, la boxe, c'est ça", a-t-il admis. C'était difficile mentalement pour mes entraîneurs, ma femme. C'est beaucoup d'émotions, mais on a su gérer cela comme des professionnels.»

Tout cela est oublié ou presque. Le poids moyen a un énoncé à faire dans la Ville du vice et il n’a pas l’intention de rater sa chance.