/news/transports
Navigation

«Pas nécessaire» de demander de l’argent à Montréal, estime le ministre Duclos

Coup d'oeil sur cet article

Selon Ottawa, le gouvernement du Québec n’a pas besoin de demander de l’argent à la Ville de Montréal pour compléter le financement du mégaprojet de réseau structurant de transport en commun de Québec.

C’est ce que le ministre libéral fédéral Jean-Yves Duclos a affirmé jeudi, en marge d’un point de presse à Québec.

« Au cours des dernières semaines, le gouvernement du Québec a demandé la capacité de discuter avec la Ville de Montréal pour aller chercher des fonds. Mais ce n’est pas nécessaire pour régler ce dossier [le réseau structurant de Québec] », a-t-il assuré.

Photo Taïeb Moalla

D’après lui, « en signant une entente en juin 2018, le gouvernement du Québec convenait qu’il avait déjà 100 % du financement nécessaire pour le tramway ».

Tout en estimant que le palier provincial a diverses options pour le financement du réseau structurant, M. Duclos insiste pour dire qu’il ne veut pas se mêler des discussions actuelles entre le gouvernement du Québec et Montréal.

Discussions en cours

À Québec et à Ottawa, personne ne s’entend sur le programme fédéral précis dans lequel il faut piger les 800 millions $ qui manquent au financement du réseau.

Il y a deux semaines, nous apprenions que le sort du mégaprojet de 3,3 milliards $ était désormais entre les mains de Montréal. Le gouvernement du Québec a en effet demandé à la métropole de céder une partie des sommes auxquelles elle a théoriquement droit dans le cadre du programme fédéral d’infrastructures.

Des discussions en ce sens ont eu lieu entre le président du Conseil du trésor et la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Pour le moment, cette dernière ferme la porte à un tel scénario. D’autres pourparlers doivent toutefois avoir lieu prochainement.

« Pouvoir discrétionnaire »

Mercredi, la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, a dit que le Québec souhaite disposer « du pouvoir discrétionnaire entier de la gestion de l’enveloppe destinée au transport en commun, une enveloppe de 5,2 milliards $ pour laquelle Québec pourrait toucher seulement 400 millions $ ».

Elle a ajouté que « Montréal n’est pas d’accord pour céder une partie des fonds qui lui reviennent, en vertu de la formule actuelle du calcul. Je les comprends, parce que c’est le travail de Mme Plante de se porter aux intérêts de ses citoyens, mais c’est le mien de me porter à la défense des intérêts des miens ».

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon