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Barrages et zones inondables: un problème depuis des décennies

Barrages et zones inondables: un problème depuis des décennies
Photo Agence QMI, KARIANE BOURASSA, TVA NOUVELLES

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La menace qui pèse ces jours-ci sur le barrage la Chute-Bell, à Grenville-sur-la-Rouge dans les Laurentides, rappelle à plusieurs le dramatique déluge du Saguenay à l’été 1996 et les mesures qui avaient été prises par la suite pour éviter de telles catastrophes causées par des barrages.

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En 1996, des pluies diluviennes avaient entraîné des crues exceptionnelles au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans d’autres régions, provoquant la rupture de huit barrages, en plus d’en toucher 19 autres à divers degrés. Les dommages matériels avaient été évalués à plus de 1,5 milliard $. 

Dans la foulée, une commission présidée par l'ingénieur Roger Nicolet s’était penchée sur la gestion des barrages. 

«La transformation de certains barrages... Et, là, les investissements requis peuvent être, dans certains cas, substantiels», affirmait-il à l’époque. 

Or, 22 ans après la publication de ce rapport, les problèmes ne sont pas tous réglés. 

Sur les 6000 barrages au Québec, certains doivent être soumis tous les 10 ans à une étude d'évaluation de la sécurité. Ce sont les 759 barrages à forte contenance. Mais, selon les données les plus récentes, 68 dossiers demeurent incomplets et 47 font toujours défaut, a rapporté TVA Nouvelles, vendredi. 

En 2015, dans un rapport, le bureau du Vérificateur général du Québec soulignait «la très faible» proportion de dossiers complets. Le Vérificateur général avait notamment constaté que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques n’avait pas réussi à assurer le respect de la loi en matière d’évaluation de la sécurité des barrages, et adressait une douzaine de recommandations au ministère pour améliorer la situation. 

Zones inondables

L'autre problème qui avait été soulevé par la commission Nicolet après le déluge de 1996 est celui des constructions en zones inondables. 

Aujourd’hui encore, des municipalités autorisent des dérogations et permettent l'érection de résidences et de chalets dans ces endroits à risque. 

«Les municipalités ont cette responsabilité de s'assurer qu'on n'autorise plus de construction dans des zones inondables. Même si les taxes peuvent être alléchantes sur le moment, ça amène d'autres problèmes plus tard», a expliqué la ministre de la Sécurité publique actuelle, Geneviève Guilbault. 

Le gouvernement a indiqué plus tôt cette semaine qu'il incitera les gens qui vivent dans ces zones à déménager.