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Les autorités ont perdu la trace de Richard Charlish

Richard Charlish
Photo courtoisie Richard Charlish. Multirécidiviste dangereux

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Un mandat d’arrestation a été lancé afin de retrouver le prédateur sexuel et multirécidiviste Richard Charlish puisque les services correctionnels ont perdu sa trace.

Le 25 avril dernier, Service correctionnel Canada a informé les victimes de l’homme considéré comme un criminel dangereux était désormais introuvable.

« Nous désirons vous informer qu’en ce moment, les allées et venues de Richard Charlish ne sont pas connues ; il est donc considéré comme étant en liberté illégale », peut-on lire notamment dans le document.

Lorsque le délinquant aura été appréhendé, il sera réincarcéré.

En novembre 2001, au moment où il était en liberté conditionnelle pour une autre affaire d’agression sexuelle, Charlish a violé à quatre reprises une femme, en la laissant ensuite pour morte.

En 2017, Richard Charlish devait demeurer en maison de transition au moins une autre année « afin de protéger la société ».

Risques élevés

L’individu de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean, avait purgé sa dernière peine de huit ans en entier pour agression sexuelle grave, voies de fait et menaces de mort.

En 30 ans, sa criminalité n’a pas connu de réelle période d’accalmie significative, selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC).

Au fil des années, toutes les tentatives de retour en communauté ou presque ont échoué. Sa fiche fait état de plusieurs suspensions, manquements et rechutes. Malgré sa dangerosité et son incapacité à rester sobre, la Commission continuait à parler de « processus de réinsertion sociale ».

Nombreux échecs

En 2014, malgré les risques élevés qu’il tue quelqu’un, Richard Charlish avait été remis en liberté sous conditions après quatre échecs en maison de transition, deux altercations violentes et une période d’isolement préventif.

Il avait alors battu son propre record en brisant ses conditions de libération dès le premier jour ; il dégageait une forte odeur d’alcool lorsqu’il est rentré à sa maison de transition.

L’une de ses nombreuses victimes a déjà publiquement évoqué ses craintes et ses inquiétudes.

Il y a un peu moins de deux ans, Charlish avait obtenu la permission de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) de se procurer du matériel pornographique ou sexuellement explicite. Une condition spéciale à cet effet avait alors été retirée.

« Aucun programme de surveillance ne peut adéquatement protéger la société contre le risque de récidive que vous présentez », a déjà mentionné la CLCC.