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Les drones interdits de vol au-dessus des zones inondées

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Les amateurs de drones ne pourront plus survoler les zones où il y a des inondations, au Québec.

Une interdiction de vol a en effet été décrétée pour tous les aéronefs «télépilotés» au-dessus des zones inondées dans la province, du 24 avril au 31 mai 2019.

Impossible de prendre des images aériennes, notamment, grâce à ces petits appareils pilotés à distance, et ce, dans un rayon de 9,26 km autour des inondations.

Plusieurs images des inondations, filmées à l'aide de drones, ont abondamment circulé ces derniers jours.

La Sûreté du Québec indique de son côté qu’aucun incident lié à ces petits engins n’a été rapporté sur son territoire.

L’interdiction a été imposée par Transports Canada «à la demande des services d’intervention d’urgence provinciaux», a indiqué l’organisme fédéral.

«Par cette interdiction, Transports Canada veut rappeler aux Canadiens de ne pas piloter de drones dans les zones où se déroulent les activités des premiers intervenants», a fait savoir TC à TVAnouvelles.ca, par courriel.

«Notice to airmen»

L’interdiction a été annoncée sous forme de NOTAM (notice to airmen), une notification écrite adressée aux pilotes (de drone dans ce cas-ci) avant un vol pour les informer des circonstances liées à l'état de vol.

Selon Patrick Lafleur, chef pilote chez Passeport Hélico, les pilotes de drone professionnels sont tenus de lire ces messages avant de faire voler leurs appareils.

«Les NOTAM sont publiés par le Flight information center [FIC], un centre provincial situé à Québec. C’est à partir de là que toutes les opérations de vol se font. C’est toujours le FIC qui émet les NOTAM», ajoute le pilote expérimenté.

Seuls les organismes de sécurité publique pourront utiliser des drones au-dessus de ces secteurs le temps que durera cet avis, ou les organisations qui obtiennent des autorisations spéciales.

Selon Marc-Olivier Bleau, de Drone Expert, cet avis a probablement été publié afin de libérer le ciel dans les zones sinistrées.

«C’est vraiment une question de laisser le champ libre aux premiers répondants, explique-t-il à TVA Nouvelles. Un drone ne doit pas nuire aux opérations.»

M. Bleau n’est toutefois pas inquiet, puisque son entreprise obtiendra certainement une autorisation spéciale afin de continuer à filmer au-dessus des secteurs problématiques.

Amendes importantes

Si vous utilisez un drone là où il est interdit de le faire ou si vous ne respectez pas les règles, vous risquez des amendes pouvant atteindre 3000 $, peut-on lire sur le site de Transports Canada.

Au Canada, l'utilisation de drones est étroitement réglementée.

Il est notamment interdit de les faire voler près des aéroports ou des aérodromes, dans des zones peuplées ou achalandées, dans les parcs nationaux ou encore au-delà des passages frontaliers.

Il est toutefois possible d’obtenir des autorisations spéciales permettant de faire voler un drone à ces endroits.