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Anthony Calvillo et les Carabins: une association naturelle

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Plus de quatre mois après son embauche à titre d’entraîneur-adjoint et responsable des quarts-arrière chez les Carabins de l’Université de Montréal, Anthony Calvillo a réellement l’impression d’être dans la bonne chaise. 

«Dans toutes les décisions que j’ai prises dans ma vie, je me suis assuré que ce soit la bonne et depuis mon association avec les Carabins, je ne vis que du bonheur», a indiqué l’ancien pivot-vedette des Alouettes de Montréal, lors d’un entretien téléphonique. 

Le sentiment de Calvillo est également partagé par l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia. 

«C’est une association naturelle pour nous! C’est vraiment un ajout incroyable, a dit le pilote de 51 ans. Il adore le football universitaire et l’ambiance que nous avons ici à l’Université de Montréal. Il s’entend bien avec les joueurs. C’est comme s’il était là depuis de nombreuses années.» 

C’est surtout la relation que les deux hommes ont développée chez les Alouettes en 1998, et qu’ils ont continué d’entretenir par la suite, qui a donné le goût à Calvillo de faire le saut chez les «Bleus». 

«J’avais des discussions avec Danny depuis trois ou quatre ans sur le fait de venir entraîner au niveau universitaire québécois. Danny a fait un travail incroyable avec les Carabins et j’ai énormément de respect pour ça. J’avais envie d’en faire partie.» 

Revenir à la maison 

Si la présence de Maciocia a joué un grand rôle dans la décision de Calvillo, l’attrait de rentrer chez lui a aussi pesé dans la balance. 

«Je voulais vraiment être de retour à Montréal. J’étais à Toronto [comme entraîneur des quarts des Argonauts] dans la dernière année et je me devais de revenir à la maison. J’ai des enfants adolescents à la maison et je voulais être là.» 

En plus de vouloir se rapprocher de sa famille, l’Américain de 46 ans avait également le désir de redonner ce qu’il a reçu lors de son parcours scolaire. 

«Mes entraîneurs au niveau secondaire et universitaire ont réellement eu un impact sur l’homme que je suis devenu. J’aimerais pouvoir avoir le même type d’impact sur les jeunes hommes que je côtoie présentement.» 

Antoine Calvillo ? 

Au moment de son embauche chez les Carabins, Calvillo avait expliqué vouloir apprendre le français, ce qu’il n’avait pas pris le temps de faire lors de son passage de 16 saisons avec les Alouettes. 

«L’Université de Montréal est un établissement francophone et c’est vraiment important pour moi de pouvoir parler la langue.» 

«Mon français s’améliore grandement. Le réel défi est d’apprendre à mieux m’exprimer, j’ai encore un très gros accent. Je comprends presque tout ce que l’on me dit en français.» 

De son côté, Maciocia apprécie vraiment les efforts de son adjoint pour parler la langue de Molière, ce qui ne l’empêche pas de lui tirer la pipe quand la situation s’y prête. 

«Il apprend le français et nous l’appelons Antoine, maintenant, a-t-il révélé en riant. On a beaucoup de plaisir avec lui et on l’agace un petit peu.» 

Et que pense Calvillo de son nouveau sobriquet ? 

«Ils m’appellent peut-être Antoine dans mon dos, mais je ne l’ai toujours pas entendu ! Je préfère quand même Anthony ou coach AC.» 

Anthony «Antoine» Calvillo et les joueurs des Carabins sauteront sur le terrain du CEPSUM pour une première fois en 2019, dimanche soir, dans le cadre de l’ouverture de leur camp de printemps.