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Inondations au Québec: «les changements climatiques ont le dos large»

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Gilles Brien, météorologue, rappelle que les changements climatiques ne peuvent être tenus comme seuls responsables des inondations que la province connaît.

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Il est normal que certains cours d’eau du Québec, dont le bassin hydrographique compte plus de 4500 rivières, débordent sporadiquement au printemps.

«Les changements climatiques ont le dos large, parce que des inondations au Québec, on en connaît depuis 400 ans», soutient-il.

Il note toutefois que le réchauffement climatique aura un impact réel sur la date de début des crues printanières. «Les débordements et les embâcles auront lieu plus tôt dans la saison. Au lieu de les connaître dans la première semaine de mai, ce sera plutôt en mars ou avril», précise le météorologue.

Dans les prochaines années, des études prévoient que le débit du Saint-Laurent devrait diminuer d’environ 20%, ce qui mitigera l’impact des inondations.

Plus de pluie

Un des effets des changements climatiques est l’augmentation des précipitations. Gilles Brien observe d’ailleurs plus de pluies abondantes dans les dernières années, un phénomène courant «depuis 10-15 ans».

À Montréal et à Québec, on s’approche de la barre des 110 mm de pluie pour le mois d’avril.

En bref, «il faut s’habituer», conseille M. Brien. Dans le futur, les inondations devraient commencer plus tôt, mais ne pas être aussi fréquentes que certains supposent.

«Ce n’est peut-être pas aussi apocalyptique qu’on le prévoit», conclut-il.