/news/currentevents
Navigation

Manque de bénévoles pour aider à L’Île-Bizard

La fatigue et la difficulté à recruter se font sentir

Manque de bénévoles pour aider à L’Île-Bizard
Photo AGENCE QMI, AMÉLIE ST-YVES

Coup d'oeil sur cet article

Il faudrait au moins deux fois plus de volontaires pour remplir des sacs de sable à L’Île-Bizard, dans l’ouest de Montréal, afin de résister à la crue des eaux. 

Une cinquantaine d’entre eux s’affairaient malgré la pluie à remplir des sacs de sable derrière la bibliothèque locale, samedi matin. Ce n’est toutefois pas assez selon Josiane Marleau, une des responsables des bénévoles.

« Il y a de plus en plus de nouvelles demandes. L’eau a monté, donc les citoyens doivent remonter leurs murs », dit-elle.

La crue printanière a fini par causer d’énormes inondations sur le territoire de la Ville de Montréal, comme ici à L’Île-Bizard. Sur la photo, des gens se déplacent en chaloupe sur la rue Joly.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
La crue printanière a fini par causer d’énormes inondations sur le territoire de la Ville de Montréal, comme ici à L’Île-Bizard. Sur la photo, des gens se déplacent en chaloupe sur la rue Joly.

Le maire de l’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Normand Marinacci, souligne que le secteur est en mode préparation depuis une semaine et que la fatigue commence à se faire sentir.

« Évidemment, les bénévoles s’essoufflent. Ce n’est pas facile à recruter. On est contents de ceux qu’on a, mais on en prendrait plus », a-t-il dit.

Les militaires sont venus en renfort à L’Île-Bizard la semaine dernière, et la Ville a fait une demande pour qu’ils reviennent.

« On est sur la liste, on va essayer de les ravoir si possible », a confirmé le maire.

D’autres montent un mur de sacs de sable sur la rue Jean-Yves.
Photo Agence QMI, Joël Lemay
D’autres montent un mur de sacs de sable sur la rue Jean-Yves.

Les bénévoles invitent aussi les citoyens à venir donner un coup de main.

À côté du quartier général des bénévoles, sur la montée de l’Église, se trouve le refuge des sinistrés, qui apprécient de voir des gens travailler sans relâche pour eux.

Tout perdu

Vendredi, Clovis Parent a évacué sa maison louée sur la rue Joly, où il avait emménagé il y a six mois. L’eau a envahi la cave et a atteint le rez-de-chaussée.

Le sinistré Clovis Parent a dormi au centre d'accueil de l'Île-Bizard, dans la nuit de jeudi à vendredi.
Photo AGENCE QMI, AMÉLIE ST-YVES
Le sinistré Clovis Parent a dormi au centre d'accueil de l'Île-Bizard, dans la nuit de jeudi à vendredi.

« J’ai tout perdu. Les meubles, tout. J’attends juste la descente des eaux pour tout jeter », a dit l’homme de 60 ans.

Les bénévoles sont d’une grande importance, selon lui. « Ils aident les sinistrés à avoir un petit peu d’espoir », a-t-il laissé tomber.

Il estime n’avoir dormi que 10 heures au total au cours de la dernière semaine.